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Atelier cinéma de l'ACAM Montagny

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OuCiPo / OuViPo

Cette fois, on monte!

Ça y est, cette fois on monte! On monte nos films en atelier 🙂

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En effet nos 3 station de montage ont enfin reçu les derniers équipements qui leur manquaient (des mini amplis pour pouvoir brancher 4 casques sur la sortie son).

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Un festival Tout Court, un film, des ateliers… et tout plein d’autres choses!

L’actualité pour Cinémacam n’a jamais été aussi riche et foisonnante que ces dernières semaines! 🙂 Du coup je vous fait un petit sommaire de l’article. Cliquez pour aller directement aux différentes sections!

Mais d’abord, un petit rappel: la projection de notre film des 48h c’est vendredi 20h au cinéma Grand Action à Paris, tarif unique 5 euros. Venez nombreux voir et soutenir notre film! 🙂

Sommaire:

1) Acte de naissance du Festival Tout Court de Gisors !

Notre festival porte désormais un nom: le Festival Tout Court de Gisors! Son cadrage artistique avance bien, les choix les plus importants ont été fait par les jeunes de la Direction Artistique.

2) « Les expressions », nouveau film de l’atelier Cinémacam

Film tourné l’an dernier (en années scolaires) pendant plusieurs permanences, avec dialogues improvisés par les acteurs. Avertissement: langage fleuri! 🙂

3) D’atelier et atelier: portraits vidéos et « found footage ».

Nos ateliers création ont repris avec plusieurs exercices en vidéo et des jeunes très inspirés!

4) Local, matériel… Ca évolue!

On a désormais les moyens techniques au local de consacrer des activités à du montage ou de la post-production.

5) On s’externalise!

Cinémacam a proposé des activités aux jeunes de la Communauté de Communes du Vexin Thelle (Semaine Tous Sains) et du Bureau Info-Jeunesse de Gisors.

Braquage de bras cassés (et autres projets)

Voici un nouveau petit film réalisé par l’atelier Cinémacam:

Braquage de bras cassés

Maëlle: Maëlle Doulut
Martin: Martin Paillasseur
Thomas: Thomas François
La maman: Raphaëlle Kerboeuf

Prises de vue: Hugo Pauly, Loel Deguffroy-Kerboeuf
Prises de son: Théo Deguffroy-Kerboeuf
Montage: LucaR
Making-of: Raphaëlle Kerboeuf

Réalisation: LucaR

Un grand merci à la famille Paillasseur pour le prêt des lieux de tournage et pour leur disponibilité.

Film mis en scène par les acteurs eux-même sur la base d’improvisations.

Un exercice de l’atelier Cinémacam http://cinemacam.fr

***

Ce film a été réalisé dans le cadre d’un exercice d’improvisation. Lors de précédentes permanences nous avions produit ensemble une structure générale de l’histoire: un début (trois ados qui s’ennuient et décident de braquer une maison), une fin (l’un des trois reconnait soudain la maison dans laquelle ils sont en train de faire un braquage: la sienne!), et quelques idées de scénettes pour le déroulement; mais aussi des personnages et leurs caractéristiques: un garçon distrait et maladroit, une fille casse-cou et brutale, et un « cerveau de la bande » très sage et organisé mais un peu désespéré par ses compagnons. Nous avions également décidé du ton du film: un humour un peu absurde, jouant sur les différences de caractère des personnages.

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Question découpage technique, comme la mise en scène n’était pas décidée à l’avance, nous avons opté pour une structure classique: pour chaque scène on tourne un plan master, qui couvre toute l’action en montrant tous les personnages concernés (donc généralement un plan large) puis quelques gros plans d’insert et champs/contre-champs pour mettre en évidence les détails importants et les dialogues.

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Sur le tournage, à chaque scène pendant que l’équipe technique préparait le plan les acteurs se réunissaient pour inventer une action et des dialogues – ils ont ainsi créé eux-même leur propre mise en scène sous la forme d’improvisation. Une fois tout le monde prêt nous faisions souvent une mécanique (répétition du plan) surtout pour les plans maîtres, puis nous tournions. Cette méthode nous a permis d’avancer vite et sans avoir besoin de trop de prises à chaque plan: ainsi en deux séances de 3h de tournage nous avons pu terminer.

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A la suite du premier tournage, détaillé ici, nous avons commencé le montage ensemble. Pas facile de tenir deux heures un groupe de jeunes devant un ordinateur pour du montage 🙂 Le montage est une activité qui ne se prête guère au travail en commun, c’est pourquoi nous le faisons rarement en permanence – mais c’était bien pour les nouveaux de voir ça au moins une fois!

Montage

Nous avons essayé de produire un montage adapté au ton que nous voulions donner au film: dynamique, appuyant les effets comiques, mais sans être trop haché non plus. A la suite de la séance j’ai complété avec un petit générique amusant et graphique.

Le deuxième tournage s’est aussi bien déroulé que le premier, avec la même méthode et les mêmes intervenants – sauf le cameraman qui ne pouvait être présent ce jour là et a été remplacé par un autre jeune, le plus jeune technicien que nous ayons jamais eu à Cinémacam (10 ans) mais qui s’en est très bien tiré, bravo à lui! Bref, une équipe qui roulait bien 🙂 Nous avons tourné quelques plans d’insert qui nous manquaient sur les scènes tournées la fois d’avant, ainsi que les scènes de la deuxième moitié du film. Sur la fin un peu de fatigue bien naturelle commençait à se faire sentir dans les rangs, heureusement nos hôtes nous ont offert un très sympathique petit goûter! 🙂

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Je me suis chargé de la fin du montage. Quelques erreurs de tournage ont dû être corrigées, notamment des sautes d’axe (règle des 180°) sur les plans d’insert ajoutés au deuxième tournage par rapports à ceux du premier. C’est que nous n’avions pas de scripte sur le plateau… 🙂 Heureusement il suffit de quelques retournement d’image bien placés (miroir horizontal) et on n’y voit que du feu!

Aujourd’hui en permanence nous avons regardé le résultat ensemble avec plaisir: il nous a plu, nous avons donc fixé cette version comme étant définitive!

Quelques photos du tournages (cliquer pour agrandir):

Nouveau projet de film

En permanence nous avons également lancé un nouveau projet de film (de vrai film, pas un simple exercice) sur une brillante idée originale d’un des jeunes nouveau venu de cette année. Une histoire à la frontière du fantastique et du drame psychologique… Je ne vous en dit pas plus pour l’instant, ce sera la surprise! 🙂

Le jeune est très motivé, il va donc prendre les rennes du projet avec moi pour réaliser le film. A 12 ans, il deviendra ainsi le plus jeune réalisateur de l’histoire de l’atelier!  Des réunions de travail vont être organisées avec les plus motivés à partir de janvier pour mettre les idées en place et produire les écritures (scénario, découpage…), puis nous organiserons le tournage – on va essayer de viser le printemps, vers avril ou mai.

Autres nouvelles

  • Le montage de L’homme de bureau en est à ses phases finales avec notre monteur professionnel. Suivra une phase d’étalonnage que j’assurerais moi-même. J’espères une sortie définitive du film d’ici les premières semaines de janvier.
  • Le montage du making-of de La clé des âmes par votre serviteur est toujours en cours. Ça prend du retard car je manque un peu de temps… Mais j’espères tout de même le sortir avant la fin du mois. Pour revoir le film, c’est ici. A noter que nous l’avons présenté à plusieurs festivals de court-métrages amateurs dont les premiers commencent leurs sélections en janvier ou février: on croise les doigts!
  • Sur le front du local Cinémacam les choses n’avancent pas vite, mais elles avancent! C’est l’informatique (configuration et installation des machines) qui prend beaucoup de temps – un peu de ma faute car j’ai du mal à toujours trouver la motivation, l’informatique étant mon métier je n’ai guère envie de m’y replonger quand je sors du bureau 😀 Mais ça se fait, doucement mais surement! C’est au local qu’auront lieu la plupart des réunions de travail pour le nouveau projet.
  • Nous commençons doucement à organiser notre désormais traditionnelle sortie au festival Premiers Plans de Angers pour la fin du mois de janvier. Rappel des éditions précédentes: ici et . On en reparle vite!

 

 

 

Personnages en creux: exercice d’écriture collective

Sartre disait que nous nous définissons en fonction de l’image qu’ont les autres de nous-même: nous sommes ce que nous faisons de ce que les autres attendent de nous (expression empruntée à Michel Onfray).

Inspiré par cette pensée mais aussi par cette belle planche du dessinateur Boulet, j’ai inventé un petit exercice d’écriture collective auquel nous avons joué lors de la dernière permanence Cinémacam, et qui a donné des résultats stupéfiants, bien au delà de ce que j’imaginais!

Je l’ai nommé « Personnages en creux ». En voici l’énoncé:


Personnages en creux

OuCiPo – Exercice d’écriture collective

Les participants sont assis autour d’une table. Chaque participant incarne un personnage qui va être définit progressivement. Quelques règles de base:

  • Le personnage d’un participant doit pouvoir être joué par celui-ci (cinéma, théâtre…) sans déguisement : il doit donc avoir la même apparence physique.
  • Tous les personnages ont en commun d’appartenir à un même ensemble, déterminé au début du jeu : par exemple une même famille.
  • Le personnage d’un participant n’est pas définit par lui-même mais par ses deux voisins, à tour de rôle.
  • Il faut toujours rester cohérent et vraisemblable.

A chaque étape, un participant définit une caractéristique du personnage d’un de ses deux voisins. Le voisin concerné note cette caractéristique sur sa feuille (ou bien il passe la feuille au participant qui écrira lui-même la caractéristique).

On alterne le voisin concerné à chaque étape : voisin de droite, puis voisin de gauche, puis de droite, etc… A chaque fin d’étape, les éléments sont lus à haute voix pour que tout le monde les connaisse. Les discussions entre tous pour enrichir/expliquer les personnages sont autorisées et même encouragées !

A la fin de l’exercice il convient d’en faire une synthèse pour dégager un univers ainsi créé.

Le déroulé comporte trois phases:

Phase A : caractères objectifs

Dans cette phase les étapes sont effectuées à voix haute, chacun à tour de rôle en choisissant un point de départ et en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche.

Etape A.1 : au personnage de votre voisin de droite, donnez un prénom

Etape A.2 : au personnage de votre voisin de gauche, donnez la relation objective qui le lie au votre (par exemple cousin, oncle, frère, etc..)

Etape A.3 : à droite, donnez un métier

Etape A.4 : à gauche, donnez des loisirs

Etape A.5 : à droite, donnez un statut marital

(…. A chaque partie, on peut ajouter des étapes …)

Phase B : caractères subjectifs

Dans cette phase, à chaque étape on laisse quelques minutes aux participants trouver les éléments et les écrire, puis on fait un tour de table où chacun lit à voix haute ce qu’il a écrit.

Etape B.1 : dites pourquoi votre personnage éprouve des sentiments positifs envers le personnage de votre voisin de gauche.

Etape B.2 : dites pourquoi votre personnage éprouve des sentiments négatifs envers le personnage de votre voisin de droite.

Phase C : écriture

Dans cette phase, à chaque étape on laisse quelques minutes aux participants trouver les éléments et les écrire, puis on fait un tour de table où chacun lit à voix haute ce qu’il a écrit.

Etape C.1 : racontez une anecdote s’étant déroulée entre votre personnage et celui de votre voisin de gauche, et qui explique les sentiments positifs envers lui.

Etape C.2 : racontez une anecdote s’étant déroulée entre votre personnage et celui de votre voisin de droite, et qui explique les sentiments négatifs envers lui.

Fin de l’exercice, mais rien n’empêche d’imaginer d’autres phases!

Variante de l’exercice : jeu à l’aveugle.

On déroule les mêmes étapes mais sans aucune concertation entre les participants qui écrivent les éléments au fur et à mesure sans les dévoiler, puis on fait un tour de table pour tout dévoiler d’un coup. On effectue alors un travail collectif pour retoucher et corriger les éléments afin d’arriver, au final, à la cohérence et la vraisemblance pour chaque personnage, chaque relation entre personnages, ainsi que pour l’ensemble.


Synthèse de l’exercice joué en permanence Cinémacam le 17/10/2015

Nous avons joué cet exercice en permanence Cinémacam le 17/10/2015. Nous avons pris comme ensemble de base un lien familial élargi (par exemple, des cousins éloignés ça passe) entre tous les personnages.

Voici la disposition des personnages autour de la table :

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A noter que ce jour-là, premier jour de vacances, il n’y avait que 4 membres de Cinémacam présents, et uniquement des garçons. J’ai joué moi-même pour construire un 5ième personnage.

Vous trouverez à la fin de ce document PDF téléchargeable les fiches des personnages avec les informations brutes telles qu’elles ont été imaginées par les participants.

Voici une synthèse de l’exercice, qui a permis l’émergence d’une famille de personnages étonnement riche, complexe, loin d’être manichéenne, ce qui lui confère un énorme potentiel pour de futures histoires ou scénarios !

Ce qui est surprenant est que la plupart des informations données par un participant sur le personnage d’un voisin en dit souvent encore plus long sur son personnage propre, que sur celui du voisin ! Ainsi les personnages sont vraiment définis en creux.

Un rappel important: nous avons ici définit des personnages et des situations entièrement fictives. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite! Les situations et personnages ainsi définis sont tantôt sombres et négatifs, tantôt solaires et positifs, mais le plus souvent les deux à la fois dans une certaine complexité – c’est ce qui leur donne une certaine épaisseur.

Synthèse :

La famille qui se dégage de l’exercice est une grande et vieille famille globalement catholique et traditionnelle, avec peut-être des origines aristocrates mais qui se sont perdues. Elle a les qualités et les tares inhérentes à ce genre de famille, toujours aux extrêmes, avec des personnages hauts en couleur et caricaturaux. Grandeur et décadence !

Ce n’est pas une famille riche hormis quelques exceptions, mais certaines de ses branches ou cellules familiales tentent de vivre selon un modèle social traditionnel, avec toutefois quelques échecs – bien cachés afin de sauvegarder les apparences et éviter le scandale !

L’une des cellules par exemple a deux enfants. Ils vont dans un collège religieux jésuite. L’un des enfants est pétri de problèmes psychiatriques de type schizophrène et paranoïaque, il a de gros problèmes comportementaux et se trouve en situation de grave échec scolaire. Alors que son petit frère est tout l’inverse : élève brillant, intelligent, bien dans sa peau et sage comme une image – mais voilà, celui-ci est adopté, alors que l’autre est un enfant naturel… Cette famille cache un secret, un drame familial : la copine de l’enfant à problèmes, une jeune fille plus jeune encore que lui, du même genre de milieu, est enceinte – et c’est très certainement lui le père ! Afin d’éviter le scandale la chose s’est réglée entre familles et ne doit pas en sortir…

Dans la même branche, le grand-père est également assez caricatural – il y en a toujours un dans ces familles : vieil anarchiste de gauche, anti fasciste et anti-clérical, mais aussi débonnaire et chaleureux, assez malicieux. Il n’a pas coupé les ponts avec sa famille traditionaliste, bien au contraire : il aime à se poser comme le trublion, le grain de sable, mais au fond de lui il adore sa famille et ne pourrait pas s’en passer !

Dans une autre branche, le demi-frère du précédent mais beaucoup plus jeune est, lui, un riche dandy, adepte d’un certain hédonisme mais sans réelle idéologie. Bon vivant, il aime jouir de la vie. Il a causé un grand scandale dans la famille en se mariant avec une femme noire africaine, mais ce n’était pas du tout par idéologie : juste qu’ils s’aimaient et se foutaient pas mal du « qu’en dira-t-on » ! Amateur d’art il est aussi collectionneur. Notamment il tient une grande collection, probablement l’une des plus complète au monde, d’un goût très particulier : il s’agit d’objets, représentations et photographie érotiques provenant des toutes les époques humaines !

Un jeune neveu du précédent est lui aussi haut en couleur : ses parents sont bien plus modestes, lui-même est en échec scolaire et apprenti technicien de surface… mais il fait preuve d’une qualité étonnante : il est particulièrement brillant au jeu d’échec, jouant en club et remportant régulièrement des compétitions de haut niveau !


L’exercice a été très amusant et très collectif, menant à beaucoup de discussions et d’éclats de rire 🙂 Il a été difficile de faire respecter la règle « cohérence et vraisemblance », tant certains avaient tendance à vouloir partir dans des caricatures parfois délirantes 🙂

Je ne sais pas encore précisément quelle suite donner à l’exercice, mais il y a clairement là un terreau à histoires étonnant qu’il serait bête de laisser passer! Peut-être y trouverons nous l’inspiration pour le scénario du prochain film de l’atelier?

A part ça, quelques nouvelles:

  • Demain vendredi 23 notre film « la clé des âmes », réalisé en 48h, sera diffusé au cinéma Grand Action à Paris (5 rue des écoles dans le 5ième) à 19h. Si vous êtes dans le coin n’hésitez pas à passer! Vous pourrez voter pour lui après la séance, pour le prix du public.
  • Un grand merci au généreux donateur (il se reconnaîtra!) d’un projecteur LED à température variable. Il a servi pas plus tard qu’aujourd’hui pour éclairer une scène d’interview pour le making-of de nos dernières 48h film projects!
  • Nous avons filmé dimanche dernier l’après-midi Irlandaise à Montagny-en-Vexin, un très sympathique événement organisé par l’ACAM: chants, danses, Irish Cofee et délicieux gâteaux Irlandais étaient au programme! Voici quelques photos de l’événement pour terminer cet article, en attendant le montage de la vidéo!

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Bonnes nouvelles et portraits vidéos

Deux excellentes nouvelles pour Cinémacam!

La mairie de Montagny-en-Vexin nous prête un grand local! Il sert actuellement de débarras mais nous allons petit à petit le ranger et l’aménager pour en faire notre salle à nous, où nous nous sentirons bien et où nous pourrons, à terme: nous réunir pour nos projets et nos activités ; tourner en studio sur fond d’écran vert ou gris ; voir des films avec un projecteur ou une TV ; ranger le matériel de l’atelier ; et travailler nos montages.

Car la deuxième bonne nouvelle concerne le montage, justement: en effet nous allons bénéficier d’un don de la part d’une entreprise, un certain nombre d’ordinateurs qui ont servi à produire des effets effets spéciaux et sont donc particulièrement adaptés au traitement vidéo et au montage! L’entreprise renouvelait tout son parc et elle a fait don de ses vieux modèles pour les activités culturelles du village. Il n’y a que les unités centrales, mais avec des caractéristiques très puissantes pour certaines, et pas si vieux puisqu’ils datent de 2 ou 3 ans maximum: processeurs Xéon multi-core, plusieurs dizaines de GB de mémoire vive, etc… J’ai commencé à en faire un inventaire précis qui nous permettra de monter trois ou quatre grosses configurations pour le montage. Il restera ensuite à les installer dans le local et à budgétiser l’achat des claviers, souris, câbles, matériel réseau et écrans qui manquent (on en a déjà 3 à notre disposition, deux prêts et un vieil achat des débuts de l’atelier).

Par ailleurs les choses avancent sur les autres fronts: le monteur de « L’homme de bureau » à produit un premier ours (version de travail) sur lequel nous avons discuté des directions à prendre. De mon côté je retravaille le montage de « La clé des âmes » afin de pouvoir vous en présenter une version définitive dès que les instances du concours 48h nous le permettrons!

Enfin, le travail d’atelier a repris à la précédente permanence. Comme l’an passé j’ai proposé l’exercice des portraits vidéos. Rappel des contraintes:

1) Vous devez tirer en vidéo un portrait par personne
2) Chaque vidéo doit durer au minimum une minute
3) Vous n’êtes pas obligé d’apparaître en personne sur votre portrait
4) Vous avez le droit de mentir
5) Plusieurs essais possible. Vous pouvez utiliser tout lieu et tout objet que vous jugerez utile. Vous pouvez utiliser n’importe quelle caméra a disposition, y compris un téléphone portable.
6) Vous avez une heure!

L’exercice a eu plus ou moins de succès selon les équipes! Contrairement à l’an passé, où nous avions eu quelques portraits très sérieux, les vidéos ont été beaucoup plus légères et sur un mode humoristique ou absurde – la règle 4, le droit de mentir, a été très prisée 🙂

Les deux plus jeunes de l’atelier, deux nouveaux de cette année, sont partis très enthousiastes avec une caméra pour ramener au bout d’une heure des petits portraits très vivants et très amusants:

L’autre équipe a été plus hésitante, il a fallu que je les relance de temps en temps pour les motiver 🙂 Du coup ils n’ont pas vraiment respecté la règle 2 sur la durées des vidéos, je les ai donc rassemblé en une seule au montage:

Enfin, ce dimanche nous allons assurer la couverture vidéo de l’après-midi irlandaise organisée par l’ACAM comme l’an passé. D’ailleurs n’hésitez pas à passer si vous êtes dans le coin, c’est une après-midi très chouette 🙂

au pub Irlandais 2015m

Vous pouvez revoir celle de l’an dernier ici:

Bref les choses roulent bien pour l’atelier en ce début d’année! 🙂

En n’oubliez pas que vous pouvez venir voir et soutenir notre film « La clé des âmes » réalisé pour les 48h films project au cinéma Grand Action (Paris 5ème) vendredi prochain (23 octobre) à 19h!

Le grain de beauté

Aujourd’hui nous avons terminé le montage du deuxième petit film d’atelier OuCiPo avec la contrainte « scénario croisé ».

Pour mémo, il s’agit d’un scénario écrit par deux équipe: l’une a écrit le début et la fin, l’autre équipe le milieu – avec à chaque étape trois possibilités de suite proposés par l’équipe à l’autre, qui devait choisir l’une d’entre elle. L’énoncé de l’exercice est décrit en détail sur cet article. Le scénario peut être lu ici.

Les deux films ont été tournés en une séance chacun, puis nous avons consacré trois séances à les monter. Le premier était le film muet et noir et blanc, à la manière des années 20 – si vous souhaitez le revoir, c’est là:

Cette séance ainsi que la précédente nous ont permis de manipuler ensemble l’outil de montage (Adobe Première CS6) et d’en découvrir quelque unes des nombreuses possibilités qu’il offre.

Sans titre

  • Synchronisation du son et de l’image. On a pu constater l’importance capitale de l’utilisation systématique du clap lors du tournage, qui fait gagner un temps fou au dérushage et à la synchronisation! Malheureusement on a connu un plantage d’ordinateur pendant le montage et la perte d’une partie du travail mal sauvegardé… On a donc été obligé de recommencer une partie du dérushage et de la synchro que j’avais effectuée auparavant.
  • Gestion du multi-caméra: synchronisation des images venant des trois caméras qu’on avait sur le tournage, choix de la caméra pour tel ou tel plan, etc…
  • Création d’une séquence: choix des meilleurs prises, montage des prises petit à petit sur la timeline, découpages, création d’une dynamique, gestion des raccords entre plans, anticipation des sons sur l’image… Bref le montage, quoi! 🙂
  • Étalonnage de l’image – notamment parce qu’une des caméra n »est pas du même modèle que les autres, et le rendu des couleurs sur la vidéo est différents malgré des réglages identiques.
  • Création d’un titre par superposition d’images et de texte
  • Recherche de sons et de musiques libres de droits, intégration de la musique et du son dans la séquence

Un des enseignements de ce film est qu’il ne faut jamais faire confiance au soleil, surtout en plein hivers… En effet, lors du tournage du soleil se déversait sur le plateau par la fenêtre. Or il nous a fallu 2h pour tourner un film qui, au final, ne dure que 2 minutes. Pendant ce temps le soleil a bougé et les raccords entre plans ne sont donc pas très bons sur ce point… Nous aurions donc dû fermer les rideaux et installer un éclairage artificiel!

Il faut savoir qu’un « intérieur jour » est rarement éclairé à la lumière naturelle sur un tournage professionnel. Bien souvent, on place de gros projecteurs de lumière blanche et forte à l’extérieur, devant les fenêtres, afin de simuler le soleil entrant dans la maison.

 

Utavanmok? Raoujombe! (Palindromes vidéo)

Imbécile ! L’arrière-garde n’a pas fait son travail, ce qui a transformé l’avant garde en arrière-garde. Retourne en arrière et en avant !

(Astérix, « La Zizanie »)

Aujourd’hui en atelier nous nous sommes amusés à des exercices de palindromes vidéo! (Bon, en toute rigueur il faudrait plutôt parler d’anacyclique que de palindrome :-))

L’idée est de tourner une vidéo puis de la diffuser à rebours. Les exercices consistent à tenter de faire en sorte qu’en jouant la vidéo à l’envers, elle ait l’air d’avoir été tournée dans le bon sens, mais aussi de s’amuser avec les effets rigolos de cette technique – comme un verre qui se vide alors qu’on verse de l’eau dedans!

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Le plus difficile est le son: essayer de dire les sons qu’il faut pour que, à l’envers, on reconnaisse les mots et les phrases. Pour ça nous avons d’abord écrit un tout petit dialogue très simple:

C – Bonjour!
H – Bonjour!
C – Comment vas tu?
H – Bien et toi?
C – Super!

Nous l’avons enregistré à l’endroit, puis nous avons diffusé le son à l’envers. Ca donnait quelque chose qui pourrait plus ou moins se transcrire ainsi:

C – !Répusse
H – ?A-oute et un-hib’
C – ?Utavanmok
H – !Raoujonbe
C – !Raoujonbe

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Une petite gymnastique intellectuelle était nécessaire pour bien comprendre qu’il faut prononcer les *sons* à l’envers, et non les syllabes ni même les lettres: prononcer « jour-bon » par exemple, ou bien « Ruojnob », ne donne pas du tout l’effet escompté une fois diffusé à l’envers.

Curieusement, certains sons étaient inattendus: par exemple, on pourrait imaginer que « Bonjour » devrait donner quelque chose comme « Roujonbe » – mais en réalité, il y a un son *a* inattendu qui se glisse après le r, donnant « Raoujonbe ». L’explication est sans doute à chercher dans la transition entre le son *ou* et le son *r*: alors que nous n’avons pas fini d’émettre le son *ou*, nous anticipons le début du *r* en ouvrant un peu plus la bouche avant de modifier le son. Faites vous même l’essai: si vous dites *ou* puis que vous ouvrez la bouche sans modifier le son qui sort de vos cordes vocales, votre *ou* devient quelque chose qui tient presque du *a*.

Nous avons donc filmé en prononçant cette transcription, puis diffusé la vidéo à l’envers. De bonnes tranches de rigolade à l’écoute du résultat! 🙂

Ensuite, nous avons joué avec un verre que l’on remplit – mais qui en fait se vide. Puis nous avons joué à casser un verre devant la caméra: à l’envers, le verre se reconstitue.

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Voici les résultats:

Lors de prochaines séance on tentera d’écrire puis de tourner un petit film rapidement en exploitant ces effets.

Nous ne sommes pas les seuls à nous être amusés de la sorte. On pourra par exemple voir ces deux véritables palindromes vidéo – dans le sens où le film est exactement identique quelque soit le sens avec lequel on le regarde:

D’autres encore ont joué sur les palindrome ou les anacycliques, comme Les Nuls ici:

Mais aussi la performance « Tokyo Reverse », une vidéo fascinante de 9h tournée entièrement à l’envers, diffusée récemment sur France 4 dans son intégralité pendant toute une nuit, avec de la musique improvisée en direct – et dont ont peut voir quelques extraits ici:

On a aussi ce court métrage très bien réalisé:

Enfin, ces deux vidéo-clips:

 

Atelier OuCiPo : scénarios croisés et vieux film muet

Depuis plusieurs séances nous travaillons sur un exercice de forme avec contrainte un peu plus long que d’habitude!

Voici la contrainte.

  1. Il y a deux équipes, chacune commence à écrire un scénario dont les personnages doivent pouvoir être joués par les membres de l’autre équipe. Le sujet est libre mais le scénario doit respecter deux contraintes: unité de lieu et unité de temps, et il doit être facilement réalisable (pas d’effets spéciaux, etc…)
  2. Au bout d’un moment, l’équipe inscrit trois possibilités pour la suite du scénario, et passe son script à l’autre équipe.
  3. L’autre équipe choisit une des trois possibilité et poursuite le scénario dans la direction choisie.
  4. Au bout d’un moment, on reproduit les étapes 2 et 3: le scénario revient donc à son équipe d’origine, avec trois possibilités pour le terminer.
  5. L’équipe d’origine choisi une des trois possibilité et termine le scénario.

A la fin de l’exercice, nous avons donc deux scénarios écris aux deux tiers par une équipe (le début et la fin) et à 1/3 par l’autre (le milieu).

Ce travail d’écriture nous a occupé sur une séance entière. Les deux équipes sont parties sur des comédies… avec des baffes et des pleurs 🙂 L’une des deux équipes à fait d’emblée un choix très particulier, qui est de partir sur un film muet qui devra être filmé « à la manière » d’un film muet des années 20.

Voici les deux scénarios résultat de l’exercice:

150124 – Scénarios croisés – Equipe 2

150124 – Scénarios croisés – Equipe 1

Les deux séances suivantes ont été consacrée au tournage de ces scénarios – directement, sans travailler de découpage technique au préalable. Comme les scénarios respectaient les contraintes d’unité de lieu et de temps, afin de nous faciliter la tâche au montage nous avons tourné chaque plan avec trois caméras fixes – une en plan général et deux en plan rapprochés sur les acteurs. Nous n’aurons ainsi qu’à alterner entre les vues au montage, selon la dynamique souhaité. L’équipe d’origine de chaque scénario était à la réalisation et à la technique tandis que l’autre équipe constituaient les acteurs du film.

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Ces deux séances nous ont d’ailleurs permis entre autres de travailler le jeu d’acteur: il se devait d’être volontairement exagéré et très visuel sur le film muet, beaucoup plus réaliste sur le film parlant. Sur le film muet les acteurs devaient se donner des baffes: l’expérience au théâtre d’une des actrices nous a bien aidé! Avec tout de même quelques belles tranches de rigolade 😀

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Lors de la séance suivante – la semaine dernière – nous avons travaillé ensemble le début du montage du film muet (j’en avais fait le dérushage au préalable): nous avons d’abord regardé quelques vieux films des années 20 pour déterminer ensemble les éléments qui donnent le « look and feel » que l’on recherchait: noir et blanc, cadre carré, contrastes élevé, grain et flou sur les zones lumineuses, craquelures et rayures de la pellicule, poussières, vitesse (nombre d’image par seconde) variable, « sautes » d’images… Vous trouverez plus de détails sur ce point dans cet article.

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Puis  nous avons recherché ensemble quelques musiques de piano libres de droits pour la bande sonore, ainsi que des images de cadres et une police de caractère adaptée au dessin des cartons. Enfin, nous avons monté les 45 premières secondes du film. Pour certains c’était leur premier montage: ils ont remarqué à quel point ce travail était long – mais très créatif!

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J’ai ensuite poursuivi le montage dans la semaine et j’ai appliqué quelques effets à l’aide de plusieurs outils sous Adobe Première afin de donner l’aspect vieux, rayé et poussiéreux au film. Voici le résultat final:

Le deuxième film est encore à monter: il fera l’objet d’un autre article 🙂

Autres nouvelles

Voici quelques nouvelles en vrac:

  • La possibilité d’une deuxième sortie « festival » de l’atelier se dessine peu à peu: ce serait début avril en Belgique au Festival International du Film Fantastique de Bruxelles – mais c’est encore à confirmer. Affaire à suivre!

  • Cinémacam participera le 18 avril à une soirée « jeunes et cinéma » organisé par la municipalité du village d’Avernes, à mi-chemin entre Montagny et Cergy-Pontoise. Nous y présenterons notre travail et participerons à un débat avec les jeunes du village. Une soirée sympathique en perspective!
  • Un projet se dessine pour le mois de mai entre l’ACAM et la chaîne France 3 Picardie: Cinémacam sera mis à contribution! Je n’en dit pas plus pour le moment mais on en reparle vite.

Travail d’Atelier / OuCiPo – Conversations téléphoniques croisées

J’ai eu peu de temps pour écrire sur le blog ces temps-ci, cet article traite d’un travail fait en atelier il y a deux semaines 🙂

Toujours en m’inspirant de l’OuLiPo (et plus particulièrement de l’émission radio « Les Papous dans la Tête ») j’ai proposé le sujet suivant à l’atelier:

1) On forme deux équipes

2) Chaque équipe écrit une conversation téléphonique entre deux personnes, A et B. Les répliques de A et celles de B doivent être écrites sur des feuilles séparées. (20 minutes)

3) Chaque équipe passe la feuille A à l’autre équipe, mais garde secrète la feuille B.

4) Chaque équipe écrit sa propre version des répliques de la deuxième personne sur une feuille C, sans connaitre l’originale. (20 mn)

5) Chaque équipe réalise deux vidéos, montrant:

– sa conversation téléphoniques orginale A/B

– la conversation téléphonique croisée A/C

Le défi pour chaque équipe est donc d’écrire la conversation originale A/B de telle sorte que les répliques de B ne soient pas trop faciles à deviner, afin que l’autre équipe écrive une version C différente!

Après coup j’ai fait moi-même un petit montage rapide avec ce qu’ils ont tourné. Comme vous pouvez le voir, les deux équipes sont parties sur des genres et des petites délires très différents 🙂

Voici le résultat:

 

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