Hier pour la première fois à Cinémacam nous avons organisé un stage sur toute une journée! Nicolas Bellanger est venu initier les jeunes de l’atelier à différentes techniques d’animation. Ils ont eux-même manipulé et créé plusieurs petits films d’animation que voici regroupés en une vidéo:

Le matin, l’intervenant nous a présenté les différents types et techniques d’animation, ainsi que leur histoire. Des noms aussi étranges que thaumatropefolioscopezootrope ou praxinoscope n’ont plus de secrets pour les jeunes de Cinémacam! Ainsi que le nombre d’image par seconde utilisé en animation: le plus souvent 12. Ce qui implique beaucoup de temps pour préparer puis tourner un long-métrage d’animation…

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Notre première manipulation fut l’animation la plus courte au monde: deux images! Une bande de papier, un crayon et un peu d’imagination permettent de la créer très simplement:

L’animateur nous a montré en direct la création de quelques secondes d’animation: avec du papier découpé à plat puis avec des objets en profondeur. Il nous a notamment appris ce qu’est la pixilation: animer des objets qui, dans le monde réel, ne sont pas – comme la lutte entre une feuille de papier et une paire de ciseaux, où le gagnant n’est pas forcément celui auquel on s’attend! 🙂

Ce qu’il y a de bien avec l’animation c’est qu’on y a tous les droits: l’imagination prime! Tout en gardant bien à l’esprit qu’on crée des histoires et qu’on ne doit surtout pas se laisser griser par la technique ou l’esthétique au détriment du récit et des émotions – mais ça c’est vrai pour le cinéma en général!

L’après-midi, les jeunes ont formé des équipes pour créer trois petites œuvres d’animation en plusieurs plans, sur un banc de tournage apporté par l’animateur: une caméra, un système de fixation solide à plat en vertical ou en profondeur en horizontal, deux lampes pour maîtriser la lumière, un ordinateur, du papier, des cartons, de la pâte à modeler… et beaucoup de pâte-à-fixe, outils indispensable pour fixer les objets et créer des équilibres! 🙂

Chaque équipe a choisit sa technique et inventé sa petite histoire que l’animateur leur a demandé de dessiner sous forme de mini-storyboard, afin de bien en comprendre l’intention. Ils ont ensuite préparé leur tournage: création des personnages et des décors (papier, carton, pâte à modeler, playmobiles, etc…). Enfin, ils ont filmé sur le banc de montage: le tournage consiste à prendre image par image avec un logiciel qui superpose l’image précédente à celle filmée en direct, permettant ainsi de bien repérer ce qui doit être déplacé, ou pas, d’une image à l’autre.

Les jeunes ont d’abord animé un pantin de bois pour lui faire shooter dans un ballon et reproduire un geste très à la mode! Afin d’éviter les problèmes de fixation du pantin debout il a été filmé à plat, la caméra prenant en vertical, attaché sur un support par de la pâte à fixe.

La deuxième équipe a opté pour de la profondeur avec un scénario de film d’horreur: un monstre (répondant au petit nom de Bloub!) en pâte-à-modeler mangeur d’enfants playmobiles! Mais qui sera finalement détruit par un héroïque policier.

Rendre le monstre vivant supposait de le faire bouger tout le temps, afin de simuler une musculature interne: ouverture ou fermeture de la bouche, notamment pendant qu’il mâchouillait sa pauvre victime! La mort du monstre, qui devait littéralement exploser en morceau d’après le scénario des jeunes, a été « trichée »:  filmée à plat, la caméra en hauteur, afin de ne pas s’embêter à devoir accrocher des morceaux de monstre partout. La gravité est la principale des difficultés pour une animateur!

La troisième équipe n’a pas choisit le plus facile! L’idée était de représenter les saisons sur un arbre: on commence par l’hivers, puis le printemps avec l’apparition des fleurs, l’été avec l’arbre resplendissant de feuilles, enfin l’automne avec la chute des feuilles emportées par le vent. La confection des objets (arbre, feuilles, bougeons, fleurs, etc…) leur a demandé beaucoup de patience – dessiner, découper, froisser, etc… Ainsi que l’animation sur le banc de montage: chaque feuille ou fleur devant être modifié individuellement à chaque image. Notamment, lorsque le vent emporte les feuilles qui tombent à l’automne, il ne faut pas qu’une seule d’entre elle reste immobile d’une image à l’autre sans quoi le spectateur ne voit que ça!

Bref une belle réussite pour ce premier stage Cinémacam! Merci encore à Nicolas Bellanger l’animateur, mais aussi l’ACAP qui nous a aidé à le trouver, ainsi que le département Oise qui nous a aidé permis de le financer! 🙂

 

 

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