CDA-00154.png

Et voilà, les 48h troisième édition pour Cinémacam, c’est fait! Un immense bravo! à tous les participants!

Pour la troisième fois, l’atelier a vécu une très belle aventure. Tous ensemble, et avec l’aide de plusieurs personnes en dehors de l’atelier, nous avons réalisé un film le temps d’un week-end de folie! 🙂

Cette année il y avait plusieurs grands défis à relever: une toute nouvelle équipe, avec pour la première fois un plus grand nombre de nouveaux que d’anciens, une équipe plus jeune, la majorité des inscrits cette année étant âgés de 13 à 15 ans, le réalisateur historique de Cinémacam absent cette année pour cause d’études trop intensives, et du tout nouveau matériel à maîtriser. Mais tous ont été relevés avec brio par l’équipe la plus jeune parmi les 180 qui concourraient cette année aux 48h de Paris! 🙂

CDA-00034.png

Préparatifs

Les 48h, ça commence bien en amont. Le secret de la réussite c’est une bonne préparation! Tout ce qui peut être fait à l’avance doit être expédié avant le week-end, pour ne pas perdre du temps sur le moment:

  • Trouver des acteurs! Ce n’est plus un problème pour Cinémacam: nous avons désormais un petit groupe d’acteurs avec qui nous avons l’habitude de travailler, et qui reviennent chaque année avec plaisir, ainsi que beaucoup de membres de l’atelier qui aiment jouer – mais nous ne pouvions pas les prendre tous car il fallait bien, aussi, du monde à la technique! Certains, même parmi les jeunes, ont de l’expérience au théâtre ou au cinéma: ça aide et rend les choses plus efficaces sur le tournage!

CDA-00142.png

  • Trouver des lieux de tournage! Plusieurs personnes nous ont ainsi gentiment proposé qui son jardin, qui sa maison ou son gîte – certains absolument incroyables! Il faut des lieux spacieux, lumineux et calmes, et des propriétaires qui acceptent qu’on ne leur confirme notre choix que la veille au soir.
  • Bien connaître le matériel! Nous bénéficions cette année de nouveau matériel prêté à l’atelier: un trépied professionnel et un système de prise de son XLR bien meilleurs que ce que nous avions auparavant (micro NTG2 et enregistreur Tascam DR-60D Mark II). Nous avions fait la semaine précédente un faux tournage histoire de nous familiariser avec le matériel et ses nouvelles contraintes – comme le fait d’être à deux à l’équipe son, un qui tient la perche et un qui écoute et enregistre, ainsi que la possibilité d’enregistrer sur la caméra en plus de l’enregistreur, ce qui supposait de devoir gérer un looong câble de 10m qui s’entortille sans arrêt 🙂

Afficher l'image d'origine

  • Bien savoir travailler ensemble, en équipe – réalisateur, équipe image, équipe son, script, régie… C’était le deuxième objectif du faux tournage de la semaine passée, afin que tout le monde se familiarise avec le processus, qui inclue la très célèbre suite « Silence on tourne! Moteur! Ça tourne à la caméra! Ça tourne au son! Identif! Clap! Action! … et Coupez! » 🙂
  • Bien organiser la logistique du week-end: planning, présences de chacun, formation des équipes, rendez-vous, transports et plein d’essence préalables, chauffeurs, ravitaillement et repas dont beaucoup de café et de bananes (très important les bananes :-D), couchages pour l’équipe, impression des rapports scripts… Avec comme meilleurs outils du monde un bon logiciel de tableur, utilisé de manière très intensive! Si vous prévoyez de diriger un 48h n’hésitez pas à me contacter, je peux vous fournir un modèle qui déchire! 😀
  • Bien préparer son matériel! Avoir tout rassemblé, rangé dans des sacs de transport et prêt à l’usage, avoir vidé les cartes mémoires, chargé les batteries, mis des piles neuves, avoir prévu des piles et batteries de rechange, avoir prévu un ordinateur portable et des disques durs pour sauvegarder les rushs régulièrement sur le tournage (avec un responsable des données qui effectue en même temps un pré-dérushage sur le tournage), etc…
  • Bien préparer ses outils informatiques! Un logiciel pour l’écriture du scénario, un projet déjà créé et organisé dans le logiciel de montage de sorte qu’il ne reste plus qu’à y importer les rushes, et configuré avec des sauvegardes automatique sur un disque à part, de la place sur le disque pour accueillir les rushes, un générique de fin déjà créé (qu’il ne reste plus qu’à remplir les noms de personnages et acteurs correspondants), une image système bootable de son disque de démarrage sur un autre disque, voire un ordinateur de secours avec les logiciels installés et configurés, une imprimante dont on aura pris soin de vérifier les niveaux d’encre, etc…
  • Remplir et signer au maximum à l’avance les papiers des 48h. Ils sont fourni aux chefs d’équipe une semaine avant: penser à les pré-remplir au maximum, pour n’avoir que peu de temps à perdre dessus pendant le week-end!

Et donc cette année nous allions être 12 dans l’équipe dont 8 ados de 13 à 15 ans, une enfant de 10 ans et 3 adultes, plus 3 acteurs externes (deux adultes et un ado, mais ce dernier va finalement rejoindre l’atelier), plus un ancien de l’atelier âgé de 18 ans (mais qui reviendra peut-être!), plus une ado, plus encore trois adultes – soit pas moins de 20 personnes à gérer dont 11 ayant moins de 15 ans! Un vrai défi! 🙂

CDA-00049.png

Nous avions commencé à former des équipes lors de la séance du faux tournage: trois personnes à l’image (dont le clap), deux au son, une au making-of, une script et bien sûr un réalisateur âgé de 13 ans (ou, disons, un co-réalisateur avec moi-même). Dans les faits ces rôles ont été très changeants, d’abord suite au choix des personnages et acteurs qui a chamboulé les prévisions, ensuite parce que chacun a voulu essayer un peu tout: ainsi, plan après plan, un peu tout le monde est passé qui à la caméra, qui au clap, qui au son, qui au making-of…

Vendredi en fin d’après-midi: départ pour Paris et kick-of!

A Paris le kick-of commençait à 17h30 et le tir au sort vers 18h: il ne fallait pas être en retard! En comptant les bouchons, nous devions partir dès 16h. Mais beaucoup de jeunes voulaient voir ça en plus du réalisateur, et il fallait jongler entre les heures de sorties scolaires. Une deuxième voiture est donc partie plus tard, vers 17h, avec comme objectif de rejoindre les premiers pendant le kick-of. Manque de pot, cette voiture est restée bloquée dans les embouteillages et ses occupants ne sont arrivés qu’à la fin, quand tout le monde sortait…

Dans la voiture on se donnait les dernières instructions, on discutait sur la liste des genres et comment aborder chacun d’entre eux  – on espérait vraiment ne pas tomber sur certains comme la « comédie musicale » que nous ne savions vraiment pas comment gérer! 🙂 Le jeune réalisateur n’ayant pas souhaité tirer (il avait peur de porter poisse!) c’est une autre jeune de l’atelier qui s’est porté « main innocente » volontaire.

Après 1h30 d’un trajet très touristique passant par de hauts lieux parisiens, nous sommes arrivés à la mairie du XVème. Suite aux menaces d’attentats, les participants étaient minutieusement contrôlés à l’entrée du bâtiment – ce qui causait une immense queue sur le place, nous contraignant à attendre sous la pluie… avec une certaine fébrilité!

Enfin nous avons pu accéder à la grande salle des fêtes de la mairie où avait lieu le kick-of: imaginez cette immense salle totalement bondée! On nous a annoncé 180 équipes, un nouveau record mondial – que Paris avait déjà détenu deux ans auparavant avec 173 équipes au départ. Bref de quoi impressionner et galvaniser les jeunes de l’atelier! 🙂

Après la présentation des membres du jury – dont son prestigieux président cette année, Patrice Leconte, rien que ça – l’instant fatidique est arrivé: le tirage au sort! Nous avons attendu notre tour avec plus ou moins de patience… Enfin les organisateur ont cité le nom « Cinémacam » et sous la caméra du making-of notre jeune main innocente, âgée de 12 ans, a tiré le genre… film d’horreur! Ça ne s’invente pas! 😀

En fait cette année c’est un couple de genres que nous tirions au sort, entre lesquels il fallait choisir. Nous avions le choix entre film d’horreur ou Film de potes. Tout de suite les discussions sont allées bon train: nous penchions d’abord pour la sécurité, le « film de potes », tout indiqué avec le nombre d’acteurs ados potentiels dont nous disposions. Mais l’envie du défi a fait pencher la balance dans l’autre sens: faire un film d’horreur, ce serait quand même quelque chose! 🙂 Très vite est alors venue l’idée de mélanger les deux genres: un groupe de potes qui se racontent des histoires d’horreurs, histoires qui deviennent réalité… ou bien, au contraire, qu’on croit réel mais se révèlent un canular. Partir là-dessus nous permettrait de repousser le choix: selon l’évolution du scénario, on le considérerait au final plutôt de l’un ou de l’autre genre.

Dernière étape du kick-of: les éléments imposés nous ont été communiqué.

  • Personnage: Hélène ou Hervé Fortier, peintre, dans le sens le plus large.
  • Objet: une baguette de pain! (toute la salle a rigolé à cet énoncé :-))
  • Ligne de dialogue: « Je m’excuse Monsieur, nous ne faisons pas cela ici » (certains saisirons la référence :-))

Vendredi soir: phase d’écriture!

A la sortie de la mairie, un homme d’un certain âge est venu nous voir pour nous dire: « vous êtes l’équipe des plus jeunes, nous on est les plus vieux: on vous souhaite bonne chance! » 🙂

Sur le trajet du retour a commencé la phase d’écriture: chacun donnait ses idées, elles fusaient dans tous les sens et l’une des jeunes s’efforçait tant bien que mal de les noter. Peu à peu s’est dessinée l’histoire d’un enfant qui voudrait intégrer le groupe d’amis de sa grande sœur adolescente, mais eux ne l’entendent pas de cette oreille… Pour qu’il lâche l’affaire, ils décident de lui faire peur en lui racontant une histoire d’horreur… Mais soudain un personnage surgit de nul part, semblant jaillir de l’histoire, apparaît et fait peur à tous les ados… sauf le petit frère qui est le seul à garder la tête froide et, du coup, se montre bien plus courageux et prend ainsi moralement le dessus sur la bande d’amis!

CDA-00054.png

Par contre nous avions bien du mal à intégrer les éléments imposés. La baguette encore pouvait aller: il suffisait que notre groupe d’amis soit en train de pique-niquer. Mais pour le peintre? Nous cherchions à ce que l’histoire racontée par les ados en parle… Mais comment insérer la phrase?

Au final, la solution est venue de la deuxième voiture – avec qui nous communiquions tant bien que mal par téléphone! Eux étaient partis sur une pure histoire d’horreur, sans ados ni bande d’amis, mais avec une peintre psychopathe et tueuse en série, qui récupérerait le sang de ses victimes afin de créer un pigment rouge unique! Elle séduisait ses victimes, des hommes, les invitait à un ultime repas (pour la baguette de pain!), les droguait puis s’approchait avec un couteau: quand ils la suppliaient de les laisser partir, elle leur disait la ligne de dialogue « Je m’excuse monsieur, nous ne faisons pas cela ici ». Impeccable! 🙂

Ce n’est qu’une fois arrivé chez moi, notre base pour les 48h, après quelques hésitations mais aussi quelques pizzas partagées entre toute l’équipe, que mon co-réalisateur et moi-même avons finalement pris la décision… de mélanger les deux, selon l’idée initiale: les ados racontent l’histoire de la peintre psychopathe au petit frère pour lui faire peur, soudain celle-ci apparaît et il est le seul à avoir le courage de lui parler. Il prend alors le dessus sur ceux qui le persécutaient et qui, désormais, veulent absolument savoir ce qu’ils se sont dit…

Pour la partie sur les ados nous avons hésité entre deux lieux: deux jardins offerts pour le tournage par leurs propriétaires, l’un avec une superbe cabane perchée, l’autre avec une magnifique roulotte de style bohémien. C’est la roulotte qui l’a finalement emportée, pour des raisons pratiques (proximité et facilité d’accès et de mouvements tout autour) mais aussi pour le jardin, un lieu splendide. Pour la partie sur le peintre c’était tout trouvé: la maison d’artiste où nous avions tourné notre premier 48h en 2014 était idéale!

Une fois la trame en place, nous nous sommes lancés dans l’écriture proprement dite avec le logiciel Adobe Story: découpage en séquences, déroulement des actions, dialogues… Ça nous a pris une bonne partie de la soirée. Nous sommes alors passés au découpage technique comme l’an passé écrit à même le scénario, dans la marge. Un découpage des plus classiques: master, champs/contre-champs et inserts. Nous avons cependant osé envisager quelques plans un peu compliqués, avec des mouvement de caméra à l’épaule (en utilisant un dispositif artisanal dit « bazoocam », bricolé et prêté par notre ancien réalisateur, très pratique!) pour conférer une certaine dynamique au film.

A 3h tout était terminé. On avait réussi à travailler vite et bien, malgré la concentration parfois un peu dissipée des plus jeunes de l’équipe! 🙂 L’an passé nous n’avions terminé qu’à 5h30. Bon, avec le recul, maintenant le film terminé, je pense on aurait dû prendre un peu plus de temps pour fignoler la fin du film, qui est sans doute son point faible. Mais vous vous ferez votre idée quand il pourra être publié!

Les 5 derniers survivants de l’équipe scénario, moi compris – soit les deux réalisateurs, un acteur et deux personnes de l’équipe technique, les autres étant partis se coucher tour à tour au cours de la soirée – sommes partis prendre quelques heures bien méritées de repos. C’est que le lendemain tout le monde allait débarquer à 8h pour la lecture du scénario!

Samedi matin: tournage d’un film de potes!

Le réveil n’a pas été facile… Mais quelques tasses de thé ou  de café plus tard, à 8h, nous avons accueilli toute l’équipe chez moi pour la lecture du scénario et les dernières recommandations techniques et d’organisation. Nous avions quelques minutes de battement car le lieu de tournage, le jardin à la roulotte, ne nous était accessible qu’à partir de 9h. Les jeunes acteurs en ont profité pour commencer à apprendre et répéter leur texte. Dehors, il faisait un froid de canard.

Enfin nous avons pu accéder au lieu de tournage! Monter le matériel, brancher, aller chercher un câble oublié, rappeler aux jeunes le fonctionnement et les précautions à prendre… Traditionnellement le premier plan tourné sur un plateau est très long à mettre en place – mais nous nous en sommes plutôt bien tirés!

Les premières prises devaient montrer le petit frère essayant, furieux, d’entrer dans la roulotte. Mais celle-ci s’est révélée plus fragile qu’on ne le pensait: à force de taper dessus, notre acteur tout à son énergie dégondait ici une porte, là une fenêtre. Fou-rires garantis! Au moins le tournage commençait dans la bonne humeur générale 🙂

Nous avons ensuite eu quelques difficultés à organiser les prises en « bazoocam », nom donné à un support de caméra épaule artisanal, bricolé et prêté à l’atelier par notre ancien réalisateur. L’idée était de suivre l’acteur dans son mouvement – ou plutôt de le précéder, afin de le filmer de face. Ainsi le caméraman devait marcher à reculons, avec quelqu’un pour l’assurer. Mais la perche et son perchiste devait elle aussi suivre le mouvement, afin de rester au plus près de l’acteur. Et l’ingénieur son, avec son sac de matériel et son casque, devait systématiquement rester proche de la caméra pour rester connecté. Enfin quelqu’un devait aider à gérer le câble XLR reliant l’ingénieur son au perchiste, long de 10m! On se retrouvait ainsi avec pas moins de 5 personnes surchargés de matériel courant à reculons devant un acteur à qui on demandait d’être vif et colérique… Bref, très acrobatique! 🙂 Mais au final on y est bien arrivé, et même très bien: ce plan sera le plus beau du film!

Les plans à l’intérieur de la roulotte ont posé d’autres défis, rapport à l’étroitesse et l’obscurité. Un premier plan intérieur a été triché en ouvrant la porte et posant la caméra de l’autre côté, donnant l’illusion qu’on film de l’intérieur. D’autres ont nécessité de jouer un peu sur la lumière avec des réflecteurs.

Lors d’une longue séquence du film, les jeunes acteurs racontent leur histoire d’horreur, les uns se succédant aux autres avec des bouts d’histoires qui se suivent. Comme ils n’avaient pas eu le temps d’apprendre leur texte par cœur – et pour cause! – nous avons un peu triché: chacun était filmé à tour de rôle en gros plan, les autres hors champs parlant avec leur texte sous les yeux, et un souffleur (moi ou mon co-réalisateur) pour donner es répliques de l’acteur filmé, qui n’avait plus qu’à les répéter en trouvant le ton adéquat. Par toujours évident: l’intervention du souffleur coupe la continuité de la séquence, ce qui empêche l’acteur d’entrer complètement dans l’action et son personnage. Ainsi, certaines répliques clés ont dû être répétées cinq ou six fois avant d’obtenir *la* bonne!

Cette séquence fut très longue à tourner, les jeunes acteurs n’en pouvaient plus – d’autant que l’heure avançait, on était en plein heure du déjeuner. Mais comme on devait filmer ensuite dans un tout autre lieu, loin du jardin à la roulotte, je tenais à ce qu’on termine ici avant de partir déjeuner! On s’est quand même accordé une petite pause d’un quart d’heure pendant laquelle les ados se sont défoulé qui mieux mieux sur un jeu de raquette et un tracteur jouet trouvé dans une remise! 🙂

CDA-00193.png

A la reprise il y eut un moment amusant, la séquence où les ados devaient hurler de peur! Pas facile pour eux de trouver la bonne énergie, d’oser donner de la puissance à sa voix sans craindre le ridicule… Pour les y aider j’ai employé une technique inspiré d’un ami réalisateur… d’Argentine, rien que ça 🙂 L’acteur se place debout, face à moi, et je lui demande de répéter tout ce que je dis. On commence par un petit « Ha… » parlé, presque chuchoté. Puis on augmente progressivement le volume du « Ha! », de plus en plus fort, s’alimentant l’un l’autre… jusqu’à se gueuler dessus comme des putois malades! 🙂 Une fois qu’on y parvient, l’acteur se libère: il a compris l’énergie qui est recherchée, ça lui est bien plus facile de la restituer juste après, pendant la prise. Très amusant à faire et à voir –  malheureusement dans le feu de l’action je n’ai pas pensé à demander à quelqu’un de filmer avec la caméra making-of… Dommage, ça valait son coup d’œil! 🙂

Quelques plans encore pour terminer sur ce lieu avec l’actrice adulte jouant la psychopathe qui apparaît, surgissant de l’histoire, et faisant peur aux ados. Une des trois adultes de l’atelier a fait des miracles pour la maquiller: peau blanche, angles du visage saillants, yeux écarquillés… une psychopathe qui semblait presque sortie d’outre-tombe! Parfaite pour un film d’horreur 🙂

Enfin, nous avons bouclé le dernier plan du film: c’en était fini pour ce lieu. Il était déjà presque 15h! Nous nous sommes quand même accordé une pause d’une heure chez moi pour un déjeuner bien mérité. Puis, départ vers le village d’à côté sur le deuxième plateau du tournage!

Samedi après-midi: tournage d’un film d’horreur!

L’après-midi nous avons tourné la partie « horreur », l’histoire racontée par les ados dans la roulotte: une femme peintre qui attire des hommes pour les tuer et utiliser leur sang comme pigment pour sa couleur rouge…

Nous sommes retourné dans la maison de notre premier 48h, un lieu de décors idéal pour notre histoire avec, partout sur les murs, des fresques de Dado étranges, torturées et angoissantes.

CDA-00062.png

Comme il n’y avait plus que deux acteurs adultes, nous nous retrouvions bien trop nombreux dans l’équipe technique! J’ai donc proposé aux jeunes de faire des roulements aux postes techniques: ceux qui n’avaient rien à faire pouvant aller jouer dans le jardin ou discuter plus loin – tout en faisant silence pendant les prises. Ainsi, au fur et à mesure du tournage des plans, quand mon co-réalisateur ou moi nous retournions après avoir expliqué leur scène aux acteurs, nous n’avions jamais les mêmes ados au poste du son ou à la caméra 🙂 Tout le monde a voulu essayer un peu tout, chacun transmettant au suivant les connaissances et instructions sur l’utilisation du matériel. Tous ont su s’acquitter très efficacement de leurs tâches du moment: jamais un problème technique, le tournage s’est déroulé sans accroc!

Notre maquilleuse improvisée a réitéré avec brio ses miracles du matin sur le visage de notre actrice, faisant d’elle une femme très inquiétante, à la fois séductrice et dangereuse – rôle dont elle s’est merveilleusement acquitté! Heureusement une ado de l’équipe technique avait pensé à nous ramener un petit tube de faux sang, que nous avons utilisé dans le plan final de cette séquence horrifique. Afin de ré-hausser un peu les images nous avons joué sur les lumières, en utilisant entre autres (pour la première fois en tournage!) un panneau LED prêté récemment à l’atelier, tant bien que mal. Notre chef-op préféré, un professionnel du cinéma qui vient souvent nous aider sur nos projets, était malheureusement pris sur un tournage à l’autre bout de la France ce week-end là: il nous a manqué! 🙂

Mais tout s’est tellement bien déroulé… que nous avons terminé très tôt! Dès 18h30 les dernières images étaient bouclées – et sans avoir eu aucunement à nous presser. Pas comme l’an passé où nous avions joué une course contre la montre avec le soleil. Il faut dire que cette année notre film est plus court que l’an passé, donc forcément moins de séquences et de plans à tourner. Le temps de ranger, nous sommes donc tranquillement rentrés chez moi, au soleil couchant.

Samedi soir et nuit: dérushage collectif, puis repos!

Après un excellent dîner concocté avec amour par notre maître régisseur, un des trois adultes de l’atelier, nous avons importé les dernières images et commencé le dérushage.

Il n’y avait, en fait, plus grand chose à faire concernant la technique pure: nous nous étions efforcés, moyennant une gestion compliqué des câbles sur le tournage, de récupérer le son de notre nouvel enregistreur Tascam directement sur la caméra, au lieu du son témoin habituel. Hormis une ou deux prises où le branchement avant mal été fait, il n’y avait donc quasiment aucune synchronisation son/image à faire. Par ailleurs, le responsable des données sur le tournage nous avait tout bien ordonné en temps réel, rangeant et nommant les prises dans des répertoires selon les séquences et les plans. Quel gain de temps!

Nous sommes donc directement passés à la partie artistique du dérushage: la sélection des meilleurs prises pour chaque plan tourné. L’une des rares activités de montage qui se prête à un travail en commun. Nous procédions ainsi: sur la timeline de mon logiciel de montage (Adobe Première Pro) je plaçais les différentes prises d’un plan les unes après les autres – toute l’action pour les plans simples, réplique par réplique pour les champs/contre-champs. Puis j’envoyais les vidéos à la suite sur mon téléviseur, visible de tous. Ensemble, nous choisissions la meilleure prise à chaque fois, que nous mettions de côté pour le montage ultérieur.

Le choix n’était pas toujours évident: tout le monde n’était pas toujours d’accord sur la qualité de jeu dans une prise,  le début de l’action était parfois bonne sur une prise mais la fin de l’action meilleurs sur une autre, sur une prise l’image était bonne mais le son meilleurs ailleurs, certaines prises étaient super isolément mais d’autres préférables dans la continuité d’un plan précédent, etc… Quelques discussions ont parfois été nécessaires pour se convaincre les uns les autres. Sur certains plans, nous avons conservé plusieurs prises, repoussant le choix final au moment du montage.

Alors que la nuit avançait, les membres de l’équipe partaient un à un se coucher. A une heure du matin nous avons terminé le dérushage: seuls restaient les deux réalisateurs et un jeune de l’atelier. D’un commun accord, vu que les choses avançaient vite et que nous avions de l’avance sur le planning habituel, nous avons décidé de nous accorder 3h de sommeil. Nous étions totalement épuisés par une très courte nuit et une journée chargée, nous avions du mal à garder les yeux ouverts sur l’écran…  De plus j’étais le seul à m’y connaitre suffisamment pour manipuler efficacement le clavier et la souris: nous ne pouvions pas, comme l’an passé, nous relayer au poste de montage. Nous avons donc pris le risque de 3h de pause. Au dodo! 🙂

CDA-00094.png

Nuit du samedi au dimanche: le montage en solitaire.

A 4h nous nous sommes réveillés et après quelques café-bananes  je me suis mis, cette fois, au vrai montage – muni du scénario, du découpage technique, des prises isolées lors du dérushage, et des rapports scripts du tournage. Les deux jeunes ont bien essayé de me suivre et de m’aider, ou donner leur avis… mais le sommeil à finalement eu raison de leur jeune age, et ils se sont rendormis! 🙂

J’ai donc continué seul le montage, en prenant des pauses toutes les heures, buvant du café ou du jus d’orange, mangeant des fruits, sur un mode monacal… Je dois dire que cette nuit-là j’ai testé mes limites quant à la gestion de la fatigue et de la concentration. Vers 7h30 je crois bien m’être endormi sur mon fauteuil durant 40 minutes car il y a un trou dont je n’ai absolument aucun souvenir 🙂 A un moment, pour me changer les idées et me réveiller, j’ai même fait un peu de ménage et j’ai sorti les poubelles! 😀 Bref pas facile mais j’ai bien avancé! Quand les deux jeunes se sont finalement levé, et que quelques membres de l’équipe sont revenus de chez eux pour participer au montage – il était alors dans les 9h du matin – j’avais déjà un ours, c’est à dire une première version brute du film, à leur montrer!

Dimanche matin: corriger les erreurs du tournage!

Quelques fignolages plus tard, suite aux avis des arrivants, nous avons commencé à travailler sur le son. L’an dernier cette partie-là avait été infernale, nous avions dû perdre plusieurs heures à rattraper de mauvaises prises sonores et nous en avions laissé plein sur le film final…. Cette année quasiment rien à faire! Le son était impeccable. Juste un peu d’égalisation, quelques débruitages de-ci, de-là, et une interférence téléphonique à nettoyer.

Ce dernier point met en évidence deux seuls (petit) ratés sur le son: quand l’ingé son entend ce genre d’interférence dans son casque il doit impérativement le signaler voire, si ça arrive sur du dialogue, carrément arrêter la prise. Car c’est compliqué à nettoyer… D’autant plus qu’on n’avait pas de silence plateau, et c’est là notre deuxième petit raté: nous aurions dû prendre un « silence plateau » sur chaque lieu de tournage. Tout le monde se tait et on enregistre 1mn de silence – du moins de bruit du silence car ce dernier n’est jamais parfait, on entend toujours des choses comme un souffle, des oiseaux, du vent, une route au loin… Le silence a une coloration différente selon le lieu, d’où la nécessité d’en prendre un à chaque lieu. Un silence plateau permet ensuite de manipuler la bande son du film: effacer un bruit parasite, une interférence (sauf quand elle est sur de la voix, car alors elle n’est pas nettoyable), des « top » du réalisateur pour donner les repères pendant la prise; ou bien ajouter des silences pour arranger le rythme des dialogues; ou encore placer artificiellement dans le « silence » du lieu de tournage une réplique enregistrée plus tard en studio ;  etc…

CDA-00115.png

Là fort heureusement les interférences apparaissaient sur un moment silencieux du film, ce qui m’a permis de copier/coller des tout petits bouts (fractions de secondes) de silence provenant d’un peu plus loin sur la bande son, afin de masquer les « tit tit tit… » téléphoniques. Un travail un peu fastidieux mais qui s’est fait assez rapidement, sans causer de véritable perte de temps.

Bref, un vrai bonheur que ce nouveau matériel son et une gestion très réussie par des jeunes qui, pour la plupart, n’avaient jamais fait ça dans leur vie!

Nous avons également eu un petit souci à l’image, sur les mises au point, pas toujours réussies. Tant et si bien qu’on s’est astreint de tourner à nouveau le plan final, un gros plan sur l’acteur principal sur fond de feuillages mais trop flou pour être exploitable, surtout pour le dernier plan de film, c’est à dire l’image qui reste dans les mémoires quand le film se termine! Autre souci: nous n’avions pas de « pointeur » pour jouer sur la bague pendant les mouvements de caméra ou d’acteurs et faire ainsi des mises aux points dynamiques, ce qui manque sur certains plans.

A notre décharge nous n’avons pas de moniteur de contrôle: nous devons nous fier au minuscule écran de la caméra Canon 650. Facile de se tromper!

Nous avons donc terminé la matinée par le (re-)tournage du dernier plan du film, effectué directement dans mon jardin avec un acteur et une équipe technique réduite (j’ai moi-même fait l’ingé-son).

Dimanche après-midi: étalonnage, musique et finalisation

Le musicien nous a fait une petite frayeur en arrivant en retard d’une heure et demie sur l’heure où nous l’attendions! Il est arrivé alors que nous commencions l’étalonnage. Il a vu le film en l’état, et nous a demandé ce qu’on souhaitait.

A vrai dire, des souhaits, nous n’en n’avions pas vraiment mon co-réalisateur et moi… C’est que nous ne sommes guère habitué au genre « film d’horreur » que je n’affectionne pas particulièrement – nous ne savions donc pas trop quoi mettre comme musique, ni où. Du coup nous avons laissé entière carte blanche au compositeur: qu’il fasse selon son inspiration!

Il est parti composer, et nous avons continué l’étalonnage – c’est à dire le réglage des images et leur homogénéisation: LUT, contrastes, couleurs, luminosité, vignettage…

Puis notre régisseur en chef nous a concocté un nouveau repas très savoureux, consistant et requinquant après deux nuits presque blanches! 🙂

A peine terminé vers 14h, le musicien m’a appelé: c’était prêt, plus qu’à venir enregistrer! Nous avons donc embarqué le matériel son et, avec deux membres de l’atelier, mon co-réal et moi avons été enregistrer dans le « show room » de l’entreprise de vente et réfection de piano du musicien, située à deux pas de chez moi.

CDA-00111.png

En réalité ils étaient non pas un mais deux musiciens: le compositeur au piano et sa fille, (qui avait déjà travaillé avec nous la veille) au cor et à la trompette. Leurs idées étaient: une musique de fond jouée sur des instruments désaccordés en fond sonore pendant que les enfants racontent leur histoire dans la roulotte, un thème similaire mais sur de bons instruments pendant qu’on voit l’histoire se dérouler, un thème particulier sur la séquence du meurtre – se terminant sur un coup de cymbales à monter sur le coup de couteau.  Enfin, un générique de fin avec le même thème mais plus enjoué, à nouveau sur instruments désaccordés.

Après l’enregistrement nous sommes revenus chez moi et nous avons intégré la musique au film en choisissant ensemble les moments, démarrages et arrêts. Il était alors 15h. Nous étions largement en avance: il ne restait plus qu’à trouver un titre, l’afficher en début de film, et finaliser le générique.

Le choix du titre n’a pas été facile. Beaucoup d’idées ont fusé mais la plupart un peu… farfelues 😀  Nous sommes finalement tombés d’accord sur « Même pas peur » qui est une réplique du film. Titre qui, à vrai dire, ne satisfait pas complètement mon co-réalisateur: il le trouve trop classique. Il fallait bien faire un choix!

CDA-00121.png

Dimanche soir: à 5 secondes près… Décompte final!

A 16h30 nous étions dans la voiture pour Paris: le chauffeur (qui avait dormi un minimum la nuit précédente par sécurité), mon co-réalisateur, le jeune acteur principal et moi-même (pas très frais! :-D), ainsi plus notre réalisateur historique qui était passé nous voir et profitait de la voiture pour retourner à son internat.

Nous étions larges, très larges! Malgré une circulation difficile nous sommes arrivés à 18h, avec 1h30 d’avance – plus encore que les fois précédentes! Le grand chef des 48h nous a reconnu – c’est qu’on est des habitués 🙂 – et nous avons discuté un peu avec lui du déroulement de cette édition et du record mondial battu en nombre de participants. Puis mon co-réalisateur a rendu l’enveloppe avec le film et les papiers signés…

Et voilà, c’est fait! Pour la troisième fois, ON A FAIT UN FILM EN 48H! 🙂

Comme chaque année désormais nous sommes restés pour voir le décompte final, après avoir été boire un pot pour fêter la fin de l’aventure. Cette année le décompte avait lieu dehors, pour cause d’impossibilité aux retardataires d’accéder rapidement à la salle des fêtes à travers les portiques de sécurité.

A quelques minutes de la fin la tension grimpe! Le grand chef égrène les minutes, on approche de l’échéance. Les dernières équipes arrivent de plus en plus essoufflées, pour recevoir avec soulagement le tampon sur l’enveloppe, ce précieux sésame qui valide leur participation! Un grand nombre d’équipe est là avec leurs ordinateurs portables en train d’effectuer l’ultime export du film, stressés, pestant contre la lenteur du curseur, regardant leur montre de plus en plus souvent, de plus en plus angoissés… Plus que deux minutes! Un jeune barbu avec son ordinateur demande combien de secondes exactement, car deux minutes c’est ce qu’annonce son logiciel… Enfin les minutes se transforment en secondes: c’est le décompte final! 10, 9, 8… Plusieurs équipes arrivent dans les toutes dernières secondes: tap, tap, le tampon virevolte… 7, 6, 5… Le jeune barbu trépigne, la main sur la clé USB, prêt à l’arracher…  4, 3, 2, 1, zéro – c’est terminé! Tout le monde crie et applaudi!

Le barbu arrache la clé et tend son enveloppe… mais non, c’est trop tard! 5 secondes! A 5 secondes près! Il est furieux, déçu, il essaie de négocier « Allez! Pour 5 secondes quoi! On a eu des problèmes de clé! » Mais le grand chef est intraitable: on vous a prévenu, 19h30 et 1 seconde c’est déjà trop tard… Il a des instructions venant de l’organisation internationale, il est vraiment désolé mais ne peut pas faire autrement.

Pour 5 secondes…

Les jeunes de Cinémacam sont impressionnés. On se surprend à frissonner en s’imaginant à la place de la pauvre équipe perdante: la déception, la colère… 5 secondes! Mais en réalité ce n’est pas du tout une équipe perdante: eux aussi ils ont fait un film en 48h (et 5 secondes)! Et puis leur film sera projeté avec les autres – c’est juste qu’il n’aura droit à concourir qu’au prix du public. D’autres équipes ont eu beaucoup moins de chances, ont abandonné en cours de route, n’ont rien rendu du tout…

On apprendra plus tard que sur 180 équipes participantes, 136 ont rendu un film dans les temps. 44 équipes ont donc rendu leur film en retard, ou n’ont rien rendu. Nous, on est bon! 🙂

Doucement nous reprenons la route vers Montagny. Malgré la fatigue, l’ambiance est plutôt joyeuse: on a réussi! On regarde le paysage, on repasse par de beaux endroits de Paris (le pont Alexandre 3, le Grand Palais, etc…), on discute, on rigole! C’était une belle aventure.

cda-00067

Bilan

La troisième édition des 48h, c’est terminé. Les jeunes et moins jeunes de Cinémacam ont relevé avec succès les défis qui se présentaient cette année: nouvelle équipe, nouveau réalisateur, équipe plus jeune, matériel inhabituel… Nous avons réalisé un film qui a ses qualités et ses défauts, mais nous l’avons fait!

Pour l’atelier, les 48h annuel de Paris tombent à pic, une date parfaite en cette fin septembre/début octobre: l’aventure revêt ainsi un caractère de week-end d’intégration. Après une belle aventure comme celle-ci la glace se brise entre les participants, nouveaux et anciens, timides et moins timides: maintenant on se connait tous, on a fait quelque chose ensemble, on sait travailler pour créer des films. Et comme chaque année les 48h nous apprennent plein de choses: comment mieux nous organiser, aller à l’essentiel tant dans les aspects artistiques que techniques pour ne pas perdre de temps, comment faire un film de manière efficace en passant par toutes les étapes. Le vendredi on ne sait même pas ce qu’on va faire comme genre de film… et le dimanche on a un nouveau film!

Les projections publiques auront lieu les 11, 12 et 13 novembre au cinéma Grand Action à Paris. J’indiquerais bien sûr sur ce blog la date et l’heure de la séance ou sera projeté le nôtre dès que j’aurais l’information. Nous organiserons une sortie de l’atelier pour aller le voir. Suite à quoi il sera mis en ligne sur notre chaîne Youtube. Plus tard, encore comme c’est la tradition, je mettrais un making-of en ligne.

Vous le verrez quand il pourra être mis en ligne: techniquement notre film est bien fait. On s’améliore d’année en année. Les acteurs sont plutôt justes, le rythme est bon, l’image est très correcte voire belle par endroit, le son est (enfin!) de qualité. Il reste des défauts bien évidemment (tel que les soucis de mise au point) – nous n’en sommes quand même pas au niveau de certaines équipes professionnel – mais pour une équipe comme la nôtre, composée essentiellement de jeunes ados entre 13 et 15 ans, la plupart sans aucune expérience de cinéma, on peut être sacrément fiers du résultat! 🙂

De mon point de vue, là où notre film pêche un peu c’est sur son scénario, en deux endroits: on passe trop vite du « dernier repas » à la scène du meurtre, mais surtout la fin qui laisse le spectateur un peu sur sa faim, il aurait fallu quelque chose de plus percutant. Vendredi soir nous avons terminé tôt le travail d’écriture: nous aurions dû en profiter pour prendre deux heures de plus afin de concevoir et écrire une meilleurs fin. Je pense que du point de vue scénaristique nous avions mieux réussi l’an passé. A notre décharge, le film d’horreur, c’est quand même quelque chose de très particulier! 🙂

Le bilan de ce week-end est donc très positif: une belle aventure qui restera gravée dans les mémoires. Un grand BRAVO encore à tous les participants!  L’année 2016-2017 de Cinémacam démarre sur des chapeaux de roue!

Et bien sûr, on remet ça l’an prochain 🙂

CDA-00057.png

Publicités