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(Vous pouvez aussi voir toutes les photos du tournage en cliquant ici)

Et voilà, c’est dans la boîte ! C’est toujours un peu triste une fin de tournage, car c’est une aventure belle et intense qu’on vit à plusieurs. Pourtant le film est loin de se terminer avec le dernier clap : commence alors la phase de post-prod entre dérushage, montage, étalonnage… Une phase qui peut durer encore très longtemps.

Du beau matériel de prise de vue – mais pas de travelling !

zzLa phase de tournage elle-même a vraiment commencé trois semaines avant le premier clap. Je suis revenu de Belgique avec du beau matériel prêté par un ami cinéaste français mais vivant en Belgique, une caméra semi-pro « BlackMagic Pocket » toute équipée : cage, trépied pro, mate box, batterie, écran de visée, follow-focus, filtres ND4 et ND6, zoom Sigma 18-35 f1.8 et objectif Samyang 85mm f1.4, deux carte mémoire 64 GB, etc… Un grand merci à lui ! 🙂

sssIl nous a fallu quelque temps pour apprivoiser la bête et bien l’équilibrer (surtout pour les plans en caméra à l’épaule vu le poids de l’engin !!), dont une ou deux séances de tests mécaniques avec le futur cadreur du tournage. Mais quel plaisir à manipuler ! Surtout concernant la mise au point, infiniment plus facile et précise que sur nos caméras Canon amateur, et les panoramiques très doux sur un trépied véritablement fluide. On va avoir du mal à s’en passer à l’avenir 🙂

sdddOn a bien tenté de bricoler notre dolly « Petit ourse » pour supporter cette caméra… mais sans succès : avec le poids de caméra l’ensemble est bien trop sensible à l’usure des vieilles roues qu’on y a placé et il s’avère impossible d’éviter les tremblements lors du déplacement sur les rails… Mauvaise nouvelle : tous les travellings que nous avions prévus sur ce court tombent à l’eau ! Nous avons donc revu le découpage technique pour les supprimer ou transformer…

Décors, costumes et accessoires : la course !

Les préparatifs du tournage ont été un gros boulot. Heureusement que nous étions à plusieurs sur le coup ! Outre le réalisateur, qui était bien entendu constamment sur le pont avec moi-même dans le rôle d’assistant, nous avons eu des personnes pour se charger de la confection de l’installation des décors, et de la recherche de costumes. Concernant les ddddnombreux accessoires prévus au tournage, un peu tout le monde s’y est mis même si le réalisateur et moi-même avons beaucoup travaillé dessus.

Au préalable nous avions bien sûr effectué un dépouillement du scénario et une constitution de plusieurs listes en fonction des scènes : liste des personnages et acteurs (qui ont permis de constituer le plan de travail), liste des costumes, liste des décors, liste des accessoires. Plusieurs artistes nous ont apporté de l’aide ou simplement des œuvres pour décorer le bureau : qu’ils en soient remerciés !

Ca a parfois été la course, certains matériels n’ayant été trouvés qu’au tout dernier moment, si ce n’est le jour même du tournage… Ouf !

Répétitions acteurs

Les soirs des deux dernières semaines ont également été consacrées à des séances de répétition pour les acteurs et les mouvements de caméra, jusqu’au tout dernier jour avant le tournage. A chaque séance nous avons discuté de leurs personnages avec les acteurs, et discuté du texte des dialogues. Nous avons testé plusieurs façons d’agir ou de parler. Nous avons même entièrement filmé et monté une scène en répétition, celle du médecin, sans décors ni costumes ni prise de son, bien entendu :

Certaines scènes étaient techniquement plus compliquées que d’autres : dès lors nous avons fait des essais et pris des repères pour les positionnements déplacements. D’autres scènes étaient plus compliquées au niveau du jeu d’acteur, notamment la scène des travestis qui demandait un vrai travail d’improvisation : nous avons donc répété plusieurs fois la scène afin que les acteurs rôdent leurs rouages et trouvent le bon équilibre entre leurs personnages respectifs.

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Même lieu, mêmes acteurs, même axe de caméra… Si! C’est la magie du cinéma 🙂

Tous les acteurs étaient bénévoles – et il y en a eu un paquet, pas moins de dix : pas facile de gérer le plan de travail et de répétitions en fonction de leurs disponibilités… Deux d’entre eux, dont l’acteur principal, sont des acteurs professionnels venus nous aider bénévolement : un grand merci à tous deux, mais aussi à tous les autres !!

Cette première expérience de tournage de scènes « à texte », donc avec une grande importance donnée à la direction d’acteur, a été particulièrement riche d’enseignement pour Cinémacam – j’en consacrerais un article à part très bientôt.

Studios Montagnywood !

sdfdsfLe tournage devait avoir lieu en intérieur, dans le bureau un peu luxueux d’un patron assureur. Or nous n’avions à disposition qu’une salle municipale vide et plus toute jeune, prêtée par la municipalité de Montagny-en-Vexin (qu’elle en soit remerciée !) …

sfdfsdQu’à cela ne tienne, le cinéma c’est de la magie : nous avons transformé cette salle en véritable studio de cinéma ! C’est le père du réalisateur qui, usant de ses talents de bricoleur, a été notre chef décorateur : il nous a bricolé un superbe décor à base de cadres en bois et placo et tissu non tissé de couleur gris-bleu matte, formant bout à bout des parois couvrant 3 côtés de la salle, en forme de U. Il a agrémenté ces fausses parois de tableaux de peintres et graphistes de de la région. Avec du mobilier récupéré à droite et à gauche, nous avons rempli cet espace pour conférer à l’ensemble une atmosphère de bureau de patron d’un certain standing !

Le principal défaut de notre studio ainsi créé était la très faible hauteur du plafond blanc… Certes une aubaine pour l’enregistrement sonore (aucun écho !) mais un cauchemar pour le perchman, le caméraman et le chef-op (micro dans le champ… qsdqdsqreflets intempestifs… etc…). On a fait avec ! Un autre défaut était la porte, censée être la porte d’entrée du bureau, mais que nous n’avons pas eu le temps de décorer au même standing que le reste… Dès lors, trouver comme éviter de l’avoir dans le champ a été un des gros défis du tournage !

Veille du tournage : que la lumière soit !

Nous avions avec nous, dans le rôle du chef-opérateur ou directeur de la photo, un vrai professionnel des plateaux de cinéma qui a travaillé avec de grands noms tel Lelouch. Il a pu obtenir d’une boîte de location de matériel professionnel, Panalux ; nous prête du vrai matériel lumière, dont il avait lui-même fait la liste selon ses besoins. QU’ils en soient remerciés ! Il y avait deux gros projecteurs Ari avec lumière blanche à placer dehors pour simuler le soleil à travers les fqsdfdsdfsenêtres, des petits projecteurs d’appoint, des projecteurs de lumière jaune pour la nuit ou les effets d’éclairage artificiel, des boites à projection néon pour les lumières d’ambiance, et plein de drapeaux, gélatines, diffuseurs, réflecteurs, etc… Et enfin des tas de trépieds et rotules de conception très ingénieuses pour placer tout ça sur le plateau.

Le vendredi 3 juillet nous avons été, le chef-op et moi-même, chercher le matériel à La Courneuve sous la chaleur caniculaire de ce début duqsdqsdd mois de juillet 2015. Naïf comme je suis j’ai cru que ma petite Sandero suffirait à tout transporter… et ça a suffit, certes, mais je ne sais toujours pas comment ! Même les employés de Panalux ont appris avec ébahissement qu’on pouvait faire rentrer *tout ça* dans un si petit coffre, et même refermer la porte derrière !! La magie du cinéma, c’est ça aussi 🙂

Tant bien que mal, et déjà épuisé, nous sommes rentré à Montagny où le réalisateur et son père le chef décorateur terminaient de monter les décors avec l’aide d’un employé municipal (merci à lui et à la mairie !). Nous avons meublé puis aménagé l’espace avec tous les accessoires que nous avions récupéré à droite à gauche selon nos listes de dépouillement.

En parallèle le chef-op a commencé à installer la lumière pour ses premiers tests… et patatras : les boitiers d’alimentation des deux projecteurs Ari étaient cassés, un seul fonctionnait !! Pas le choix, il fallait les remplacer. Nous avons alors convenu que le lendemain à la première heure j’irais chercher des boitiers de remplacement pendant que les autres installeraient et lanceraient le tournage de la première scène…

Les acteurs répètent...
Les acteurs répètent…

Le soir nous avons procédé aux dernières répétitions, celles de la scène climax du film, où le personnage principal règle ses comptes avec lui-même enfant. Pas facile pour l’acteur enfant, qui jouait pour la première fois, d’apprendre et restituer son texte de façon convaincante ! Il semblait au début avoir appréhendé les choses de manière très scolaire, comme s’il devrait apprendre et réciter une poésie…. Au bout d’un moment j’ai essayé d’inventer sur le tas des exercices et méthodes inspirées de mon ami réalisateur argentin Ivan Noël pour casser un peu ce schéma, lui faire mieux vivre son personnage et surtout l’inciter à y trouver plus d’amusement que de travail ! Je détaillerais plus avant cette expérience dans l’article à venir.
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Il y eu un soir, il y eu un matin : premier jour de tournage.

Après une courte nuit forcément un peu tendue – et particulièrement chaude sous la canicule – ce fut le premier jour du tournage. Le réalisateur et les jeunes de l’atelier qui formaient l’équipe technique, sont venus dès potron-minet chercher le matériel chez moi (par chance j’habite à 50m du plateau de tournage !). Je les ai mis sur les rails et j’ai dû les laisser démarrer seuls, prenant la route avec un peu d’appréhension : sauront ils mettre la machine en route ? En effet je devais foncer à La Courneuve chez Panalux pour remplacer le matériel cassé, au plus vite afin de faire l’ouverture de la boutique ! Sachant que le début, quand il faut installer tout mettre en place, y compris les méthodes de travail, est la partie la plus délicate… Je me suis donc dépêché d’arriver une demi-heure avant l’heure officielle d’ouverture de Panalux – alors que j’avais visé une heure avant, en espérant que des employés seraient là plus tôt… Espoir vain : il m’a fallu attendre encore une demi-heure que le premier employé débarque et m’ouvre les portes ! Heureusement il a été efficace et rapide. J’ai vite pu reprendre la route avec du matériel de rechange. Je suis arrivé près de trois heures après mon départ, et là….

Là j’ai été très agréablement surpris ! 🙂 Tout était bien en place, toute l’équipe avait atteint le « Prêt à tourner », les acteurs étaient habillés et maquillés (merci à la maquilleuse venue en renfort ce matin là !), le décors en place, les accessoires positionné, la caméra et le son prêts à tourner, la lumière réglée… sauf qu’il manquait un projecteur et qu’ils attendaient donc le matériel que j’apportais pour régler ça, tout en procédant à une ultime répétition acteurs.

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C’est dans ces moments là qu’en tant qu’animateur on est fier de ses élèves, et on se dit qu’on a bien travaillé à les former : voilà c’est fait, les jeunes de l’atelier savent, en équipe, mettre la machine en route et lancer un tournage ! Du coup je me suis même payé le luxe, après avoir remis le matériel de remplacement au chef-op, de repartir aussi sec acheter du pain pour le déjeuner 🙂

Jusqu’en milieu d’après-midi tout s’est bien déroulé : tournage de plusieurs scènes selon plusieurs angles de vue, champs / contre-champs, etc… La machine tournait vite et bien !

ddddMais cette première journée fut chaude, très chaude… climatiquement parlant. Il faisait un temps de canicule, renforcé par la chaleur des projecteurs et la chaleur humaine dans ce petit studio étouffant. De plus, l’après-midi le chef-of devait nous quitter pour affaires personnelles. Tout ça nous a mené à rater la dernière scène tournées cet après-midi là – scène de la voyante. Mauvais cadrages (trop gros plans), ombres trop visibles sur les murs, sueur sur le front des acteurs, gobelets oubliés sur les décors par l’équipe technique, etc… Pas *une* grosse erreur mais tout plein de petites fautes d’inattention qui  rendent la scène très moyenne, comme on peut le voir sur ce petit ours :

Si c’était une scène au milieu du film bon, ça aurait pu passer… Mais il s’agit en fait de la toute première scène, la scène d’accroche, il était donc très important qu’elle soit impeccablement tournée. Après pas mal de discussions dans la semaine qui a suivi entre le réalisateur, moi-même, le chef-op et l’acteur principal entre les deux week-end de tournage, la décision a été prise de la tourner de nouveau. Malheureusement avec une autre actrice car la première ne pouvait être présente ce week-end là…

Deuxième jour : toute l’équipe sur le pont pour la tempête !

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Le deuxième jour de tournage, dimanche 4 juillet, fut le plus chargé de tous. En raison des disponibilités des acteurs, lors de la constitution du plan  travail toutes les scènes les plus difficiles à tourner ont dû être réunies ce même jour. Y compris la scène nocturne de la rencontre entre le personnage principal et lui-même enfant – scène climax du film. Nous avons commencé la journée à 8h le matin… pour la terminer à 3h le lendemain matin !!

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Une journée à flux tendu donc car il fallait absolument respecter les horaires pour pouvoir tout boucler à temps. Nous y sommes plus ou moins parvenus malgré les difficultés de ces scènes : scènes d’action avec le preneur d’otage, scène aux « chorégraphies » et mécaniques complexes avec le médecin, scène avec 10 acteurs en même temps pour le rêve d’Olivier…

frfeeLes acteurs ont été magnifiques, tant les professionnels que les amateurs ou débutants. Certains nous ont donné de grands moments d’émotion : comme le pauvre travesti un peu paumé, cherchant son compagnon qui l’a vraisemblablement largué, ou le secrétaire (joué par le réalisateur lui-même !) qui jette au visage de son patron toute l’humanité dont ce dernier est dépourvu…  Un grand silence suspendu a ponctué leurs interventions, suivis d’applaudissements  nourris par l’équipe technique. C’est qu’ils nous auraient presque tiré des larmes !

Bref, des moments uniques où l’on se dit que c’est  bien pour ça qu’on fait du cinéma 🙂

Le chef-op nous a concocté de très chouettes effets de lumière pour la scène onirique du rêve d’Olivier. Il y avait des drapeaux et autres gélatines un peu partout sur le plateau, et la caméra a été montée, démontée et remontée plusieurs fois pour réaliser des angles et des mouvements impossibles. A la fin de ce tournage nous étions devenus de vrais experts en montage/démontage rapide de caméra BMPCC toute équipée ! 😀

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Le soir, après avoir terminé ces différentes scènes, nous devions attendre la tombée de la nuit pour tourner la scène climax du film. Pendant ce temps notre chef décorateur, sur les instructions du chef-op, nous a bricolé un grand réflecteur blanc à l’aide de deux trépieds, un grand tasseau de bois et plusieurs draps blancs. Le dispositif a été déployé dans la cours en face des fenêtres et le chef-op a simplement retourné les projecteurs Ari pour qu’ils viennent taper contre le blanc et renvoyer ainsi vers les fenêtres du plateau une lumière nocturne, lunaire.

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Avant que la nuit ne soit totalement tombée nous avons fait une petite pause pour dîner ensemble au son de belles musiques tel que Jacques Brel, les Beatles ou des musiques originales de films de Lelouch. Une ambiance très sympa alors que les effets de lumières commençaient à rendre l’atmosphère lumineuse très étrange dans la cour de la mairie !

sdddEnfin nous avons pu tourner la scène du règlement de compte entre Olivier et lui-même enfant. L’acteur enfant avait bien appris son texte, mais le récitait d’emblée d’une manière un peu trop scolaire, comme l’avant-veille. C’est qu’il s’agissait d’un texte très difficile, des mots d’adulte que le script mettait dans la bouche d’un enfant – donc forcément compliqué pour l’acteur à qui on demandait quelque chose de pas naturel du tout… dff J’ai alors tenté le même genre de techniques qu’à la répétition et l’acteur s’est finalement révélé capable de sortir des intonations très justes, même sur des phrases qui n’avaient pas beaucoup de sens pour lui ! Par ailleurs il a su rester concentré sur son rôle, même sur des plans qu’il n’aimait pas, jusque très tard dans la nuit puisque le dernier clap n’a pas été entendu avant 2h30 du matin ! Un très grand merci à lui pour son travail, sa patience et sa persévérance ! 🙂

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Le repos des guerriers …

Lundi matin j’avais pris ma matinée… qui s’est finalement transformée en journée complète vu la fatigue ! J’ai ramené le matériel lumière à Panalux en fin de matinée puis je suis rentré dormir, essentiellement, le reste de la journée…

La semaine a été beaucoup plus tranquille que la précédente. Nous avons juste organisé une nouvelle séance de répétition pour deux actrices prévues le week-end suivant, à leur demande. Il s’est avéré que plus encore que de répéter le texte et les intonations, elles avaient besoin de mieux connaitre leur personnage dans leurs intentions, motivation et background. Une bonne partie de la répétition a donc été en réalité une grande discussion sur le personnage, ce qu’il ressent, ce qu’il souhaite et ses relations avec les autres personnages.

Soupçonnant que la scène de la voyante avait été ratée car bâclée j’en ai fait un pré-montage (ou « Ours ») qui n’a fait que confirmer les problèmes. Voir ici :

D’un commun accord avec le réalisateur et le chef-op nous avons décidé de la tourner à nouveau, en lui portant beaucoup plus de soin : angles différentes (pour ne pas voir ces ombres au mur pendant les déplacements !) et gros plans un peu plus larges et aérés.

Pour ce dernier point nous avons décidé d’utiliser un des objectifs M42 récemment acquis par Cinémacam (le soviétique Hélios 44-2 58mm f2) et qui, après quelques tests comparatifs (voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=17UfO6q6tpA ), s’est révélé de qualité tout à fait comparable au Samyang 85mm pro dont nous disposition déjà, prêté avec la caméra, mais qui nous donnait de trop gros plans vu son angle très réduit. Le deuxième week-end de tournage nous aura vite montré que ce petit caillou est décidément un vrai bijou bien pratique et de grande qualité, malgré sa sensibilité accru au flare – faiblesse que le chef-op savait heureusement gérer en installant un « drapeau de flare » juste à côté de la caméra.

Le vendredi après-midi nous sommes retournés à Panalux avec le chef-op (et, cette fois, une vraie camionnette prêtée par le chef déco à la place de ma petite Dacia !) reprendre le matériel pour le deuxième week-end de tournage. Nous avons tout réinstallé au retour sur le plateau et… Oh joie, cette fois tout fonctionnait bien ! 🙂 Le soir nous avons été dîner chez le chef-op avec l’acteur principal et nous avons revu ensemble les images tournées le week-end d’avant.

Troisième jour : retards à répétition et frustration de ninja

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Le troisième jour a débuté avec le tournage de la scène finale du film. Il était important, elle aussi, de la soigner tout particulièrement : nous avons été jusqu’à démonter entièrement la caméra pour pouvoir trouver un angle totalement impossible, depuis l’intérieur d’un placard ! fffdMais du coup nous avons pris énormément de temps, et beaucoup de retard… Les trois actrices des deux autres scènes à tourner ce jour-là ont dû patienter longtemps… Quand finalement nous sommes passés à la deuxième scène, avec deux actrices, nous avions déjà beaucoup de retard… que nous avons encore aggravé sur le tournage de cette scène ! Nous avons bien pris 2 à 3h de retard sur le planning. Tant est si bien que la dernière actrice, pour la dernière scène, celle de la femme d’Olivier, ne pouvait plus rester avec nous suite à un souci familial imprévu… Problème ! Heureusement, elle pouvait revenir le lendemain.

ddssIl a alors fallu prendre une décision difficile pour le réalisateur : annuler purement et simplement le tournage d’une scène le lendemain, pour remplacer son tournage par celle-ci. Il s’agissait de la scène du ninja auquel le réalisateur tenait et qu’il avait pas mal travaillé. Seulement voilà, elle n’était pas indispensable à la trame (elle tenait plus d’un délire comique que d’une scène faisant évoluer l’histoire) contrairement à celle de la femme d’Olivier, et si une scène devait absolument être dégagée ça ne pouvait être que celle-ci…  C’est donc ce qui est finalement arrivé, le ninja a été prié de sortir !

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Quatrième jour : équipe réduite et rafistolages qui n’en n’étaient pas

ffffLe quatrième jour de tournage, lors de la constitution initiale du planning, était prévu comme un jour supplémentaire, une roue de secours en cas de retards lors des trois premiers jours. Au final c’est devenu un jour de tournage comme les autres ! Il a en effet fallu y tourner la nouvelle scène de la voyante, la scène de la femme d’Olivier déplacée la veille, les plans de générique et d’exposition que nous n’avions pas eu le temps de caser auparavant, et enfin un plan supplémentaire qui s’était révélé manquant pour la scène du rêve.  Bref en fait de rafistolage la journée a même été plutôt chargée : commencé à 8h, nous n’avons terminé qu’à 21h !

cwvwwvvwMais du coup nous avons dû faire face à une équipe technique réduite : le cadreur et le preneur son n’avaient pas prévu d’être là lors de cette journée supplémentaire, ils partaient en vacances ou en préparation de vacances… C’est donc le chef-op et moi-même qui avons manipulé la caméra, quant au son il a été pris en charge en partie par la responsable HMC et maquillage, et pour une autre partie par l’actrice de la femme d’Olivier – qui du coup est restée toute la journée – et par moi-même pour certaines prises de son un peu délicates. Enfin, le petit frère du réalisateur, qui nous a rejoints l’après-midi avec sa mère, nouvelle actrice de la voyante, s’est chargé du clap.

Les pauses ont été très musicales (l’enceinte Bose du chef-op, qui sert de décors, nous servait aussi à mettre l’ambiance sur le plateau entre deux scènes !) et gastronomiques, quelqu’un ayant apporté de l’excellent jambon fumé avec du bon pain, un autre du bon fromage, et moi-même ayant confectionné un gâteau au chocolat pour l’occasion !

C’est ainsi que nous sommes petit à petit arrivé au bout du tournage et des quelques derniers plans manquants, jusqu’au clap final vers 20h00. La suite a été une bonne heure de rangements : remballage du matériel lumière dans la camionnette pour être ramené le lendemain à Panalux, récupération par les uns et les autres des accessoires et costumes fournis par eux-mêmes, remise en état de la salle de tournage (en partie seulement, les décors devant être démontés d’ici la fin juillet), etc… Dans une ambiance de fin de tournage c’est-à-dire toujours un peu triste et nostalgique…

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Bilans et perspectives

Une fois tout ça terminé nous nous sommes tous réuni une dernière fois pour partager une bière et faire un premier bilan du tournage. Nous avons notamment discuté de la suite des événements car le film est loin d’être terminé : maintenant va commencer la longue, très longue phase de post-production : dérushage, montage, étalonnage, mixage…

Il est possible que notre ami chef-op nous dégote un monteur professionnel qui accepterait de nous aider gratuitement, ce qui serait vraiment idéal ! En effet, grâce à l’aide de plusieurs professionnels, d’un décors soigné, d’un scénario travaillé, d’acteurs qui ont su donner de l’émotion, et du prêt de matériel pro (lumière et prise de vue) ce tournage a été réalisé avec un certain « standing », peut-être pas carrément  d’un niveau professionnel mais pas très loin, en tout cas bien au-dessus de tout ce qu’on a jamais fait à Cinémacam ! Ce serait dommage de gâcher cette qualité par un montage final trop amateur…

L’aide d’un monteur pro sur ce coup nous serait donc vraiment très précieuse ! A bon entendeur, si vous avez ça dans vos relations… 😉

Ce film aura été de loin notre projet le plus ambitieux depuis la création de l’atelier, avec d’un coup trois grandes premières à la fois : ce sera une fiction plutôt longue (il y aura bien 20mn de film à priori) là où jusqu’ici nous nous contentions de mini-courts de moins de 5 minutes, ce sera un film à dialogues reposant énormément sur la prestation de ses acteurs, et ça aura été notre premier tournage en studio ! (Et peut être bientôt une quatrième grande première, le travail avec un monteur pro !)

Ce projet aura donc été source de beaucoup d’enseignement pour Cinémacam : écriture de dialogues, dépouillement, dressement d’un plan de travail pour le tournage, manipulation de matériel pro, jeu d’acteur et direction d’acteur (le prochain article du blog sera consacré à ce point en particulier), gestion de la lumière, gestion d’un décors et d’un studio, organisation d’un plateau très chargé en matériel…

Mais ça c’est l’esprit Cinémacam : chaque jour avoir un peu plus d’ambition que la veille, car c’est comme ça qu’on évolue !

Bref, en plus de la post-prod de l’homme de Bureau, rendez-vous au prochain projet Cinémacam ! A priori, ce sera le week-end des « 48h film project » de cette année, vers la fin septembre. D’ailleurs, on va avoir besoin d’acteurs et de lieux de tournage… A bon entendeur ! 😉

Remerciements !

Pour finir un grand, très grand !! BRAVO !! et un non moins grand !! MERCI !! à tous ceux qui ont participé de près ou de loin à ce tournage ! La section « remerciements » au générique du film promet d’être trèèès longue… 🙂

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(Note : plein d’autres photos du tournage peuvent être trouvées sur la page facebook de l’atelier : https://www.facebook.com/Cinemacam.Montagny/photos_stream  ou dans la galerie suivante: https://cinemacam.wordpress.com/2015/07/23/tournage-de-lhomme-de-bureau-toutes-les-photos/ )

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