Ca y est, c’est dans la boîte!

Très bientôt, vous pourrez voir le film « Moi, Handicapé », réalisé par M. avec l’aide de G., assistant-réalisateur et L., acteur principal, ainsi que de tous les autres membres de l’atelier pour la pré-production, le tournage et le montage.

Pré-production

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Suite à la réunion du lundi soir de la semaine dernière (voir post précédent du blog), où les jeunes on travaillé le scénario du film, ils se sont à nouveau réuni le vendredi soir, veille du tournage, pour préparer le découpage technique que M. avait déjà bien avancé pendant la semaine.

Pour mémo, le scénario décrit la trame du film scène après scène, là où le découpage technique décrit ce qui va vraiment être filmé plan par plan. C’est là que le réalisateur peut commencer à placer son style, sa marque, dans le choix des plans pour exprimer ce qu’il qu’il souhaite faire passer. Le découpage technique est très visuel: il faut se montrer imaginatif, tout en prenant garde à conserver une cohérence dans les choix effectués.

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L’étape suivante fut le story-board: pour chaque plan a été dessiné la scène vu de haut avec la position de la caméra, des personnages et des décors, ainsi que des flèches indiquant les mouvements des uns et des autres. Le story-board est important pour avoir une idée visuelle des plans, afin de mieux s’y retrouver pendant le tournage, et pour maintenir une cohérence et éviter au maximum les erreurs de script (du genre: un personnage est à gauche de l’autre sur un plan, et il se retrouve à droite comme par magie sur le suivant alors que les deux plans sont censé se suivre!). En effet, deux plans qui se suivent dans le film ne sont pas forcément tournés à la suite l’un de l’autre, ce qui rend l’erreur facile.

C’est également lors de ces deux étapes, le découpage technique et le story-board, qu’il faut prendre garde aux quelques règles élémentaires du cinéma: règle de 180°, règle des 30°, règle des deux valeurs de plan d’écart… Il faut également penser aux ellipses et aux « jump-cuts » – c’est à dire aux raccourcis pris pour ne pas ennuyer le spectateur par une action trop longue.

Enfin, les plans ont été ordonnés en différent plateaux, suivant les contraintes techniques: des plans où la position de la caméra et des lumières est sensiblement identique doivent être tournés les uns à la suite des autres,  même lorsqu’ils ne se suivent pas. En effet, changer un plateau (positions, lumières…) est long et fastidieux, il importe donc de limiter ces changements au maximum.

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Ce travail revient essentiellement à l’assistant-réalisateur, qui doit également déterminer l’ordre de tournage des plateaux et des plans dans les plateau, ainsi que le programme du tournage. C’est un travail difficile: sur un tournage de plusieurs jours et en plusieurs endroits, de nombreuses contraintes humaines et matérielles peuvent multiplier les inconnues de l’équation, faisant de cette opération un vrai casse-tête! La meilleurs qualité d’un assistant-réalisateur est son sens de l’organisation.

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Sur le tournage, c’est l’assistant réalisateur qui doit toujours savoir où on en est: ce qui a déjà été tourné, ce qui reste à tourner…. En effet, le réalisateur est tellement concentré sur chacun des plans et sur la direction des acteurs, qu’il se perd dans l’organisation générale du tournage. Chacun son rôle!

En terminant la réunion ce soir là, l’excitation était grande pour tout le monde: demain c’est le grand jour, demain c’est le tournage!

Tournage

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Le lendemain matin débutait le tournage. L’assistant-réalisateur avait trouvé un lieu de tournage, une  grande chambre d’ami dans sa maison que ses parents ont très gentiment bien voulu prêter à l’équipe pour l’occasion. Des repérages avaient été faits une semaine auparavant. Tout le monde est arrivé à 10h, mais la préparation était un tel travail que les premiers plans n’ont pas été tournés avant midi! Il faut sortir le matériel, le monter, l’installer, le brancher… Heureusement que les décors étaient déjà prêts, l’assistant-réalisateur ayant bien travaillé dès le petit matin à faire du ménage et de la place.

Les premiers plans sont toujours très long à tourner: il faut prendre ses marques. Mais petit à petit l’équipe prend un certain rythme et les choses commencent à rouler plus vite.

Préparation du plan

Voici les différentes étapes du tournage d’un plan:

  • L’assistant-réalisateur informe le réalisateur du plan qui doit être tourné. Il le remet dans le contexte en lui montrant le découpage technique ainsi que le story-board correspondant.

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  • Sous la direction du réalisateur est mise en place la caméra et l’objectif qui sera utilisé (longue focale ou courte focale?)
  • Col_vlcsnap-2014-03-08-01h10m56s100Le réalisateur construit son plan: en regardant l’écran de contrôle de la caméra, il supervise la mise en place les décors et des acteurs. Avec le directeur de la photo, quand il y en a un, et le cadreur, il discute des réglages de la caméra. Avec l’ingénieur son, il discute des réglages micro.
  • Col_vlcsnap-2014-03-08-01h15m56s19Le réalisateur donne ses instructions au cadreur et au preneur son pour les mouvements qui seront effectués lors du plan: mouvements d’acteurs, mouvement de caméra. Des essais de mouvement de caméra sont effectués, toujours sous la direction du réalisateur, avec l’aide des acteurs ou bien de figurants. La mise au point est effectuée avec soin.
  • Le réalisateur discute avec l’éclairagiste, quand il y en a un, et le directeur de la photographie, de la lumière à apporter au plan. Les réglages lumières sont généralement assez long et délicats: emplacement des projecteurs, lumière directe ou réfléchie, filtres d’atténuation, de diffusion ou de couleur à installer. C’est pourquoi tous les plans nécessitant une configuration identique ou proche de lumière sont tournés les uns à la suite des autres, dans la mesure du possible.

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  • Le cadreur et le preneur trouvent un moment dans tout ça pour régler la hauteur du micro, généralement porté par une perche: il faut qu’il soit assez proche des acteurs pour éviter les effets de résonance ou une trop forte atténuation des voix, mais il ne doit jamais apparaître dans le cadre! La gestion des mouvements est délicat pour le preneur son, qui doit suivre les acteurs. La gestion des dialogues également: le micro devant toujours être proche de l’acteur qui parle. Ca nécessite de la part du preneur son une capacité à anticiper les mouvements sur le plateau pour que le micro soit toujours au bon endroit au bon moment, sans jamais être vu dans le cadre!
  • Enfin, le réalisateur peut se concentrer sur la directions des acteurs: il donne ses instructions, remet les acteurs dans le contexte du film – parfois il faut leur rappeler quel est le plan qui précédera dans le film, vu qu’il n’a pas forcément été tourné juste avant.

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Le plan est alors prêt à être tourné.

Tournage du plan

Là encore les choses se passent par étapes: il est impératif de bien les respecter, sans quoi le travail de dérushage et de montage après le tournage s’en trouveraient drastiquement compliqués.

  1. Le « clapiste » positionne le clap ouvert devant la caméra. Dessus sont écrits les numéros de la scène, du plan et de la prise. Il doit être assez proche pour être bien lisible, mais pas trop pour ne pas être top flou si la mise au point est faite plus loin, le cadreur ne pouvant se permettre de dérégler une mise au point faite minutieusement lors de la préparation du plan.Col_vlcsnap-2014-03-08-02h07m30s237
  2. L’assistant-réalisateur réclame le silence sur le plateau.
  3. Le réalisateur crie « Moteur! »
  4. Le cadreur et le preneur son enclenchent l’enregistrement sur la caméra et l’enregistreur sonore. Ils informent alors tous deux le réalisateur que tout est OK, traditionnellement en criant « ça tourne! ».
  5. Le clapiste lit à haute voix, bien distinctement, le numéro de la scéne, celui du plan et celui de la prise. Puis il « clape » de manière bien sonore et se retire du champs de la caméra.Col_vlcsnap-2014-03-08-01h22m41s231
  6. Le réalisateur attend que le clapiste se soit retiré et qu’un silence absolu règne. Puis il crie « Action! »Col_vlcsnap-2014-03-08-01h24m22s218
  7. Les acteurs ont pour instruction d’attendre deux ou trois secondes avant de commencer à jouer. Ils peuvent par exemple compter jusqu’à trois dans leur tête. Puis, l’action démarre.
  8. A la fin de l’action, ou s’il y a un problème, le réalisateur crie « Coupez! ». Le cadreur et le preneur son coupent alors l’enregistrement.
  9. selon les cas, le réalisateur peut demander à vérifier l’image et/ou le son. S’il est content, on passe au plan suivant! Sinon, on corrige les problèmes et on tourne une nouvelle prise du plan.

Bien entendu, l’équipe technique sur ce film étant très réduite, les différents métiers cités ci-dessus ont été réalisés par les uns et les autres selon les disponibilités – par exemple, le réalisateur réglait lui-même les éclairages et cadrait les plans lorsqu’il n’était pas lui-même acteur.

Tournage en live!

Le tournage a duré un jour et demi: à la fin de la première journée, seule la moitié des plans étaient dans la boîte, il a donc été décidé de poursuivre le lendemain après-midi.

Dans la réalisation d’un film, le tournage est le moment le plus intense – mais pas le plus long! Tout le monde a beaucoup de travail et il est nécessaire de maintenir une grande concentration pour résoudre les difficultés inévitables qui se présentent les unes après les autres. Du coup, des pauses sont organisées pendant lesquels l’équipe technique et les acteurs peuvent se détendre et manger un morceau. C’est le régisseur qui assure la logistique, et s’assure que tout le monde puisse manger à sa faim!

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A ses moments perdu, le réalisateur nous démontra également ses talents de musicien confirmé!

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Transporter l’acteur vedette du film sur le lieu du tournage, situé au deuxième étage de la maison, était une opération particulièrement sportive.

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Parfois, l’équipe « partait en live »!

Tantôt de grand fous-rires:

Quand ce n’étaient pas de belles batailles de polochons:

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Ou de jolies chansons:

(Il parait que c’est un tube à la mode… 🙂 )

Mais toujours la concentration revenait vite chez tout le monde et le tournage pouvait continuer!

Making-off

Comme nous disposions de plusieurs caméras (les deux de l’atelier, la mienne et celle de M.), nous avons filmé presque tout le tournage pour un futur making-off. Un peu tout le monde à mis la main à la patte sur ce point, quand le travail pour le tournage lui même leur laissait un peu de temps.

Un making-off devrait être monté d’ici quelques semaines avec toutes ces images. Certaines ont dors et déjà été incrustées dans le générique de fin du film.

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Résultat: une très belle expérience, et de beaux souvenirs pour tout le monde. Bravo à tous les participants qui ont tous étés absolument formidables dans leur travail et leur investissement!

Post-production

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Etant donné les contraintes de dates, et de disponibilités du réalisateur, il fallait effectuer le montage très vite. Il a donc commencé dès le dimanche soir après le tournage, s’est poursuivi toute la journée du lundi puis encore la soirée du mardi. Quelques retouches ont encore été apportées depuis, ainsi que la musique du film.

Dé-rushage

L’étape la plus fastidieuse de la post-production est le dérushage. Il faut:

  • Importer l’ensemble des fichiers vidéos et sonores sur le disque dur de l’ordinateur, puis en faire une copie de sauvegarde sur un autre disque dur – au cas où le premier viendrait à faillir.
  • Renommer l’ensemble des fichiers, qui portent des noms abscons donnés par le matériel d’enregistrement, en précisant les numéros de scène, de plan et de prise. Par exemple: S04P03p02.MOV pour la scène 4, plan 3, prise 2. C’est là que le travail du clapiste pendant les prises se révèle essentiel: il permet, en regardant le début de chaque vidéo ou en écoutant le début de chaque fichier son, de bien savoir à quoi ils correspondent.

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  • Importer les fichiers dans le logiciel de montage – en l’occurence ici Première Pro CS6 – et les ranger de manière à pouvoir les retrouver très vite. M. a créé ici des chutiers (répertoires) avec le numéro des scènes, et des sous-chutiers (sous-répertoires) avec les numéro des plans.
  • Effectuer la synchronisation du son et de l’image sur l’ensemble des rush. En effet, le son était enregistré à part, à l’aide d’un enregistreur sonore sur lequel était branché le micro de la perche. Là encore, le travail du clapiste se révèle essentiel: le « clap » sonore est visible sur les courbes du son, et peut donc être facilement mis en regard de l’image au moment précis où le clap se ferme. En l’occurence, c’était un peu plus facile car les vidéos avaient été enregistrées avec le son du microphone intégré, ce qui faisaient deux pistes sonores par vidéo, dont une déjà synchronisée avec l’image. Il n’y avait donc plus qu’à positionner au même endroit le pic visuel du clap sur les deux fichiers sonores.

Pic et clap

Une fois ces opérations effectuées, il est possible de passer au montage à proprement parler.

Montage

Le montage se fait plan après plan, en suivant le découpage technique. La plupart du temps, la dernière prise tournée sur un plan est la bonne – mais il peut arriver que le réalisateur change finalement d’avis.

Le montage se fait de manière brute, sans toucher à la qualité des images ou du son – ce travail étant pour après. Le résultat est ce qu’on nomme un Ours.

Le montage est une opération très créative: même si un squelette avait été fait avec le découpage technique, il faut toujours trouver des solutions avec les images et les sons qu’on a pour susciter les impressions ou sentiments souhaitées par le réalisateur. Il faut jouer avec le temps, les raccords entre plans, les ellipses et les jump-cuts, les fondus… Le réalisateur peut également changer fondamentalement d’avis – par exemple pour ce film, la toute dernière scène initialement prévue par le scénario et tournée lors du tournage a été supprimée, M. pensant qu’elle n’était finalement pas utile.

C’est au montage qu’on paie, parfois chèrement, les erreurs commises dans les étapes précédentes de la création du film. M. s’est rendu compte d’une grosse erreur de script: sur deux plans successifs, censés se suivre temporellement dans le film, les personnages changent de position « comme par magie ». M. a cherché des solutions pour contourner le problème (ellipse, retournement d’image, etc…) mais aucune n’était satisfaisante.

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Il a finalement opté pour un recadrage permettant non pas de supprimer le problème, mais de le rendre un peu moins criant: l’un des personnages, qui était vraiment sur le côté du cadre, n’apparaît plus qu’à la fin du plan, et seules ses mains sont visibles. Le réalisateur joue ici sur l’habitude aujourd’hui inconsciente du spectateur à intégrer les ellipses: ainsi beaucoup de spectateurs ne remarqueront même pas qu’il y avait un souci de placement, ce problème passera comme passe une ellipse. Enfin, beaucoup mais pas tous: le problème n’est pas entièrement réglé.

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La leçon a tirer de cette erreur est de toujours regarder son story-board avant de tourner un plan! Il semble que dans le feu de l’action, lors du tournage, la préparation du deuxième plan ait été un peu baclé: soit en raison de la fatigue (c’était un des derniers plans tournés) soit en raison d’une trop grande confiance en soi, le story-board, qui donnait la bonne position des personnages, a été ignoré.

Heureusement ce petit souci, s’il est un peu dommage, ne gâche en rien le reste du film!

Une grosse difficulté a été d’incruster une vidéo sur l’écran vide d’un ordinateur, à la fin du film. Comme le plan est en mouvement – travelling arrière – d’une  manière pas parfaitement régulière (le travelling a été effectué avec les moyens du bord: un chariot de cuisine!) il a fallu adapter la taille et la position de la vidéo incrustée image par image sur toute  la longueur du plan. Un travail particulièrement fastidieux!

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Enfin, quelques conseils d’amélioration ont été donnés par un de mes amis, réalisateur de films. Entre autre, l’idée d’ajouter un jump-cut pour renforcer le caractère dramatique d’un plan:

Étalonnage des images

L’étape suivante est l’étalonnage des images: réglage des contrastes, de la luminosité, des couleurs… Il faut que les images sur des plans qui se suivent dans un même environnement aient la même atmosphère, ce qui n’est pas toujours le cas sur les rushs. On peut également jouer sur les contrastes et la lumière pour susciter des impressions ou des émotions: une scène triste, lourde, exprimant la solitude, sera plus sombre et grise là où une scène joyeuse sera plus lumineuse et colorée.

Montage sonore et mixage

Il n’y avait pas beaucoup de montage sonore ni de mixage à effectuer sur ce film, étant donné que la plupart des plans tournés n’avaient qu’une source sonore. Quelques passages ont toutefois été arrangés, entre autres pour qu’il n’y ai aucun trou dans la bande son (pas de silence total). Des extraits de « silence plateau » ont été insérés par endroit à cet effet. Quelques passages ont été travaillés pour supprimer des bruits inopportuns. Il fallait également assurer de bonnes transitions sonores entre prises.

Enfin il fallait normaliser l’ensemble, afin qu’il n’y ai pas de trop forts contrastes sur la bande son: jeu sur les volumes pour les uniformiser, compression pour éviter l’écrêtage, processus de normalisation sonore. L’outils Audition CS6 a été utilisé à cet effet.

Musique

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La dernière étape fut la musique: le réalisateur en voulait une sur la scène la plus forte du film, celle correspondant à la mort/renaissance dans le « Voyage du Héros », et une en générique de fin. Un musicien vivant dans les alentours, professeur de piano à l’ACAM, a accepté de la lui composer gracieusement: le film bénéficiera donc d’une musique originale!

Dès le lundi soir, j’ai emmené M. chez ce musicien pour qu’ils travaillent ensemble, muni de l’Ours qui avait été monté jusqu’alors. Ils ont discuté ensemble de la manière dont le réalisateur voyait les choses: quel type de musique, quels instruments, quel sentiment doit être donné, sur quelles images la caler, combien de temps doit-elle durer, etc…

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Le musicien a travaillé vite et bien! Dès le lendemain soir, il livrait la musique du milieu du film. Deux jours après, il livrait deux versions pour la musique de générique de fin. M. a été emballé par l’une comme par la deuxième version de l’autre, ce qui nous a permis d’achever la vidéo.

Cette toute première collaboration entre Cinémacam et un artiste de l’ACAM s’est avérée un franc succès: nous reconduirons très certainement ce type d’opération!

Conclusion et remerciements

Cette aventure aura été la plus intense pour tout le monde depuis le début des activités de l’atelier. Et ce fut le premier véritable court-métrage réalisé entièrement par l’atelier, et plus particulièrement par un de ses membres. Une expérience très formatrice, et la preuve qu’on est capable de le faire!

Je tiens à féliciter tous les participants: tout particulièrement M. bien entendu, qui a fourni un travail remarquable et s’est beaucoup investi en temps et en énergie dans cette aventure, mais également G. pour son organisation et sa bonne humeur communicative et L. pour son investissement dans un jeu d’acteur difficile, parfois même douloureux, étant donné les circonstances et son handicap physique. Je veux également féliciter N. pour avoir été présente et disponible sur l’ensemble du tournage et avoir assuré une bonne partie des prises de son, ainsi que H. qui, malgré son état de santé, était présent tout au long de la première journée de tournage pour assurer le rôle très important du clapiste, et pour filmer une bonne partie du making-off. Bravo à tous!

Je veux enfin remercier et féliciter tous ceux qui, en dehors de l’atelier, nous ont apporté aide et soutien: l’ACAM pour avoir financé le matériel de Cicémacam, le musicien du film, le couple qui nous a accueilli dans leur maison pour le tournage, leurs deux fils (frères de G.) qui ont beaucoup participé à la prise de son, au poste de clapiste et au making-off lors du deuxième jour de tournage, les parents des jeunes pour les avoir laissé parfois veiller tard afin de boucler les réunions de préparation (heureusement que c’étaient les vacances :-)) et qui ont même, pour certain, fait de la figuration dans le film, le collège de Gisors qui nous a ouvert ses portes pour tourner le plan situé dans une salle de classe, et bien entendu mon ami réalisateur de films.

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