La séance d’aujourd’hui fut consacré au montage et à la postproduction de notre parodie de publicité « Brut Hotels » dont nous avions effectué le tournage la semaine dernière.

La postproduction est l’ensemble des opérations effectuées pour produire le film après le tournage. Elle comprend:

    • le dérushage: récupération des fichiers enregistrés lors du tournage (vidéos et sons), organisation et préparation de ces fichiers pour le montage.
    • Le montage vidéo et sonore: assemblage des plans les uns à la suite des autres, traitement des transitions entre les plans, synchronisation entre l’image et le son.
    • L’étalonnage: traitement de l’image (couleurs, luminosité, contraste…)
    • Le mixage: traitement du son (volume, réduction du bruit, synchronisation avec la musique…)
    • Les effets spéciaux, le bruitage, etc…

Au cinéma, plusieurs métiers sont impliqués dans la postproduction:

    • Directeur de la postproduction
    • Monteur (ou chef-monteur)
    • Assistant monteur
    • Monteur son
    • Etalonneur
    • Mixeur
    • Bruiteur

J’avais préalablement effectué le dérushage (travail de l’assistant-monteur) afin que nous puissions nous concentrer sur le montage: choix des meilleurs prises vidéo et son pour chaque plan, choix des musiques, assemblage des images, synchronisation avec les sons.

Nous avons constaté ensemble l’importance de réaliser correctement le tournage: la moindre erreur peut s’avérer très difficile à rattraper au montage, surtout quand il est impossible de retourner les plans concernés!

En l’occurrence, nous avions mal enregistré le son lors d’un dialogue (micro trop éloigné des acteurs dans un environnement avec une forte résonance). Nous avons été dès lors obligé de ré-enregistrer cet échange de paroles, uniquement le son. Malheureusement, l’acteur ayant joué l’un des personnages était absent aujourd’hui: un autre participant a parlé pour lui dans le micro! Heureusement, c’étaient les seuls mots que cet acteur prononçait dans la vidéo: il n’y aura donc pas de changement de voix bizarre 🙂 Par contre, l’opération de synchronisation de la voix avec les lèvres de l’acteur risque d’être délicate! Nous n’avons pas eu le temps de le faire ensemble, je m’en chargerais moi-même dans la semaine.

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Une autre erreur a été constatée sur un plan en lumière artificielle: le paramètre « vitesse d’obturation » avait été réglé sur 1/60 au lieu de 1/50, ce qui entre en déphasage avec la fréquence du courant électrique et donne une effet bizarre de bandes horizontales plus sombre qui balayent l’écran de bas en haut. Le notion d’obturation étant l’une des plus compliquées en vidéo (c’est plus simple en photo ;-)), on en reparlera plus en détail à l’avenir! Malheureusement, cette erreur n’est pas réparable avec les outils dont nous disposons: il faut s’en satisfaire, ou retourner le plan lorsque c’est possible.

Enfin, nos trois panoramiques n’étaient pas très bon, trop lents et trop saccadés, essentiellement du fait d’un mauvais matériel – pas de tête vidéo fluide sur nos trépieds.

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Pour arranger ce problème j’avais préalablement utilisé un stabilisateur (celui de Youtube, en l’occurrence, qui donne de bons résultats!) et un filtre nommé « twixtor » sur le logiciel de montage pour donner un aspect un peu plus fluide à ces panoramiques.

Nous avons utilisé le logiciel Adobe Première CS6 pour notre montage. Ça s’est passé chez moi, sur mon PC, car nous n’avons pas encore de matériel informatique pour l’atelier. Canapé, grand écran télé, reste de bonbons de Halloween: au moins, nous étions des plus confortablement installés! 🙂

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Outre le choix des meilleurs prises vidéo et sonores et leur juxtaposition/synchronisation, nous avons eu l’occasion de manipuler quelques aspects un peu plus compliqués:

  • les transitions: fondu au noir, fondu enchaîné, transition sonore « à gain constant« .
  • Le gain audio (=volume) sur la piste sonore.
  • Les « images clés » permettant une continuité entre deux valeurs de paramètres sur deux images distinctes d’un plan, ce qui nous a permis par exemple d’ajouter un zoom sur un plan (paramètre « échelle« ).
  • L’utilisation de plusieurs pistes vidéos et sonores sur la « ligne de temps » (timeline) permettant des effets spéciaux sur les vidéos ou un mixage sur les sons.
  • L’ajout de titres (générique, etc…) avec animations.
  • Le principe des masques mobiles pour supprimer un objet indésirable d’un plan (ici, une gouttière très laide :-)).

Enfin, nous avons pu constater la longueur du processus de postproduction, qui demande beaucoup de travail: bien plus long qu’un tournage! En deux heures de travail, nous n’avons eu le temps que de choisir les plans et les monter, produisant ainsi la première version de travail du film entier, dite « Ours« . Nous avons ensuite à peine eu le temps de commencer les opérations d’affinage et de réglage (étalonnage, mixage, etc…). Je terminerais donc la vidéo de mon côté ces prochains jours.

Voici le résultat tel que nous l’avons laissé en fin de séance, encore en travaux donc:

A noter que j’avais de mon côté préalablement effectué un montage à peu-prêt complet de l’ensemble de la vidéo, montage visible ici:

Vous pouvez constater l’effet des deux erreurs que j’ai mentionné ci-dessus: à 20″ pour l’effet indésirable dû à la mauvaise vitesse d’obturation, et à 27″ pour le dialogue avec un son de mauvais qualité (beaucoup trop d’écho). La deuxième erreur sera corrigée dans la version finale, mais pour la première il n’y a rien à faire… Quand aux panoramiques du début, ils restent légèrement saccadés mais déjà beaucoup mieux que sur les rushes. On fera mieux avec du bon matériel! 🙂

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